lundi 9 décembre 2013

Benouari : "je vais permettre á l'Algérie de rejoindre le club des 20 pays les plus riches de la planète á l'horizon 2033"

Ali Benouari-20
 
A quelques mois de l’élection présidentielle d’avril 2014, une échéance politique capitale pour l’avenir du pays, Algérie-Focus est parti à la rencontre des acteurs politiques qui ont d’ores et déjà annoncé leur candidature. Quels sont leurs projets, leurs intentions et leurs programmes ? Comment comptent-ils convaincre les Algériens de voter pour eux ? Pour répondre à ces questions, Algérie-Focus donnera la parole à tous les candidats en course pour la Présidentielle. Ali Benouari, cet ancien ministre qui s’est distingué par une riche carrière internationale, a eu l’amabilité de répondre à nos questions. Ce candidat à l’élection présidentielle nous explicite son projet et nous parle des mesures qu’ils comptent adopter s’il est élu en avril prochain Président de la République algérienne.

Entretien réalisé par Abdou Semmar  

 
M. Ali Benouari, pouvez-vous d’abord nous parler de vous, de votre parcours, de votre vie personnelle. Qui est-ce Ali Benouari ?

J’allais vous dire que je suis un Algérien comme les autres ! Disons tout de même que j’ai eu un peu plus de chance que la plupart de nos concitoyens, notamment parce que j’ai pu observer le fameux “village mondial” de près et travailler au contact d’acteurs très différents. De cet itinéraire, j’ai énormément appris et je voudrai partager ce savoir avec tous les Algériens et les Algériennes, à leur profit et au service de l’Algérie. Je suis donc né en Algérie en 1951, à Bougaa (Setif). Marié, je suis père de trois enfants. Ma formation s’est entièrement déroulée en Algérie. Je suis titulaire d’une Licence en Sciences politiques (1972) et d’un DES en Sciences économiques (1975). Ma carrière professionnelle a débuté à la DNC/ANP, suivie de presque 3 ans de service militaire et de cinq ans à la Banque Centrale d’Algérie, dans les services des changes et des marchés financiers. J’ai, parallèlement, exercé comme Maître Assistant à l’Université d’Alger de 1976 à 1981.

Mon expérience professionnelle à l’étranger s’est déroulée comme Directeur de trésorerie-changes et de salles de marchés dans deux groupes bancaires, saoudien et français. Cette expérience professionnelle de 7 ans a eu lieu à Paris et à Genève. J’ai ensuite accepté de revenir au pays à la veille des émeutes de 1988, à la demande des autorités de l’époque, qui avaient besoin de mon expertise financière pour aider le pays qui était en proie à de graves difficultés financières. J’ai travaillé comme expert au Comité national de la dette d’Octobre 1988 à Février 1989, puis conseiller du Ministre des finances puis de l’Economie de Février 1989 à Juin 1991. En Juin 1991, j’ai été nommé Ministre délégué au Trésor, poste que j’ai occupé jusqu’à Février 1992. Je suis retourné en Suisse en Décembre 1992, pour fonder mon cabinet de conseils financiers. Depuis j’ai constamment entretenu un contact étroit avec le pays, sous plusieurs formes : à travers des conférences et des articles dans la presse nationale, sur les thèmes des réformes économiques et financières. Dans ce cadre, j’ai été invité à la conférence des experts, organisée par la Présidence de la République sur la dette (début 1994) qui a décidé du rééchelonnement de la dette. En tant qu’acteur des reformes financières. J’ai, dans ce cadre, contribué à la libéralisation du système bancaire algérien en fondant et en présidant la première banque privée étrangère en Algérie (Société générale Algérie) de 1999 à 2004. Je monte actuellement un Fonds d’investissements pour l’Algérie (Algeria Fund) à Luxembourg. Ce Fonds est destiné à attirer des investissements en Algérie, dans le domaine du traitement de déchets et du financement de villes nouvelles, basées sur l’utilisation intensive de techniques de développement durables et sur le recours aux énergies renouvelables. Aujourd’hui je suis prêt et déterminé à aider mon pays à sortir de sa détresse, en m’engageant à mettre en œuvre un programme pour sauver l’Algérie.



Quel sens donnez-vous à votre engagement en politique ? Et comment avez-vous éprouvé la nécessité de devenir politicien ?

Mon engagement en politique résulte des valeurs que je porte. Je suis viscéralement attaché à la liberté, sous toutes ses formes. Cette conviction résulte probablement de mon éducation, mais elle s’est renforcée au fil de mes études et de mon parcours professionnel. Je ne suis pas un adepte d’un libéralisme débridé et aveugle. Mais je pense que la liberté manque cruellement à notre pays. La prospérité et la justice ne peuvent être que le fruit de sociétés libres. Sur ces bases et sur un plan plus concret, mon analyse m’a conduit à conclure que la prochaine élection présidentielle est celle de la dernière chance. Il faut en effet garder présent à l’esprit que, malgré les fabuleuses ressources dont nous avons pu disposer qui sont, non le fruit de notre travail mais celui d’une nature généreuse qui nous a abondamment fourni en pétrole et en gaz, ces ressources ne sont pas renouvelables. Elles devaient nous permettre d’acquérir une base productive à même d’asseoir notre souveraineté sur tous les plans. Mais malgré les quelque 750 milliards de dollars engrangés depuis l’indépendance (dont 700 depuis 1999), le pays se retrouve encore plus fragilisé. L’échec des différentes politiques de développement qui ont été conduites jusqu’ici, l’agitation sociale récurrente, ainsi que le « mal vie » qui pousse nos concitoyens à vouloir fuir leur pays ont plusieurs sources, mais la principale réside dans la mauvaise gouvernance politique du pays qui a exclu le peuple et ses élites les plus éclairées des processus de décision.

S’il est utile de dénoncer les excès et les échecs du pouvoir en place, ce n’est plus suffisant : il faut agir. Mon engagement repose donc à la fois sur des valeurs et sur une analyse extrêmement rigoureuse de la situation du pays. Mon programme est conçu pour conduire l’Algérie au rang qui devrait être le sien : tant vis-à-vis des autres pays du Maghreb que de l’ensemble de l’Europe et de la communauté internationale. Je veux stopper la spirale mortelle dans laquelle nous sommes aspirés et installer avec tous les citoyens une dynamique vertueuse.



Vous avez annoncé votre candidature à l’élection présidentielle de 2014. Pouvez-nous résumer en quelques mots votre projet politique pour cette échéance cruciale pour l’avenir du pays ?

J’ai d’abord une vision de mon pays à moyen terme : grâce à une transition pacifique vers la démocratie, il va se transformer radicalement, au terme des 5 premières années. J’ai également une ambition : permettre à l’Algérie de rejoindre le club des 20 pays les plus riches de la planète à l’horizon 2033. A partir de cette vision et de cette ambition, j’ai forgé un projet qui sera décliné par un programme à 5 ans sur lequel je travaille depuis longtemps. Ce programme, dont je révélerai les détails au fil de ma campagne, décrit et planifie les décisions et les réformes que je veux mettre en oeuvre, qu’elle aient un caractère législatif, réglementaire ou constitutionnels, ou qu’elles concernent le fonctionnement et la gestion de l’économie ou encore la marche de la société en général. Les différentes mesures prises seront destinées à favoriser la fluidité des échanges de personnes, de biens, d’investissements et de connaissances entre les Algériens et avec l’étranger. Elles contribueront à la nécessaire ouverture de l’Algérie au monde. Certaines de ces réformes se feront dès mon élection, d’autres se concrétiseront au fil des 5 années de mon mandat de Président. Il faut reconstruire un avenir à notre pays, mais on ne doit pas le faire dans la brutalité. Pour retrouver la confiance, il faut prendre le temps d’expliquer et donner du temps pour croire.



Pour avoir exercé la fonction de Ministre au gouvernement de Sid Ahmed Ghozali dans le passé, croyez-vous que cette expérience vous aidera à réformer l’Etat Algérien ? Ne pensez-vous pas qu’elle risque de vous désavantager aussi dans la course à la Présidentielle ?

Au contraire ! Sans cette expérience je ne me serais pas engagé. Avoir cette expérience des plus hautes responsabilités de l’Etat, des rouages économiques et financiers nationaux et mondiaux ainsi que de la politique locale, européenne et internationale, constitue un avantage extrêmement précieux. C’est grâce à cette expérience que j’ai pu identifier des réponses crédibles aux enjeux qui se présentent à nous, aidé en cela par les nombreuses personnalités et experts que je ne cesse de côtoyer et qui contribuent en permanence à ma réflexion. Enfin, j’ajouterai que la connaissance et l’affection intimes que j’ai pour mon pays, son histoire, sa culture et son peuple, constitue un complément indispensable à la compétence et à l’expérience. La politique ce n’est pas que de la technique, c’est au moins autant une affaire humaine !



Comment comptez-vous incarner le changement tant espéré par les Algériens notamment les plus jeunes d’entre eux ?

Le changement tout le monde le veut ! Les Algériens eux-mêmes, bien sûr, mais aussi de nombreux autres pays qui ne peuvent l’exprimer ouvertement par prudence diplomatique. Le changement est nécessaire. Les nombreux dysfonctionnements dont souffre l’Algérie ont tous une même origine : l’exclusion des citoyens des centres de pouvoir. C’est là que réside le mal. Les régimes qui se sont succédés depuis l’indépendance, de Ben Bella à Bouteflika, ont exercé un pouvoir absolu, sans partage. C’est pourquoi mon programme comprend des reformes politiques et institutionnelles qui vont permettre aux citoyens d’être les acteurs de leur destin, en exerçant directement le pouvoir, à travers des assemblées démocratiquement élues. Le Parlement, l’APC et l’APW devront redevenir les principaux centres de décision. Il faut aussi redonner à la justice et aux juges leur indépendance afin que le peuple retrouve confiance. Le pouvoir appartient au peuple qui le confie aux représentants qu’il se choisit librement. Les peuples ont appris, il y a longtemps, que si celui qui fait les lois est celui qui les exécute, personne ne pourra l’empêcher de commettre des abus en adoptant des lois qui lui sont favorables. Si celui qui exécute est le même que celui qui juge, aucun contrôle de l’action publique n’est possible. Je veux ouvrir le débat le plus large, non seulement sur les questions de société (la place de la religion, l’école de demain, l’émergence d’une société de l’information, nos relations avec « nos cousins » du Maghreb ou les voisins européens), mais aussi sur les questions de pouvoir. Autant les questions de société, liées à la place de la religion, sont abondamment et complaisamment débattues, autant les questions liées à l’organisation et à l’équilibre des pouvoirs sont rarement posées. Cette vérité-là mérite d’être particulièrement débattue. C’est là que nos concitoyens réaliseront que le changement est possible.



Le chômage, la précarité, le problème du logement et l’emploi font partie des préoccupations majeures des Algériens. Quelles sont concrètement vos propositions pour prendre en charge ces besoins qui martyrisent les jeunes algériens ?

Mon programme a un objectif prioritaire : créer des emplois durables pour résorber le chômage dans un délai de 5 ans. Pour y arriver, il faut une profonde réforme de notre économie. Cette réforme consistera à rechercher en priorité le développement de l’économie de marché, de l’emploi, des investissements, le soutien aux PME, la fin de la dépendance aux hydrocarbures et la préparation de l’après-pétrole, et enfin l’atteinte de l’indépendance alimentaire. Ces actions sont des leviers très puissants pour la création de l’emploi. En parallèle, nous réformerons l’ensemble de notre système d’éducation et de formation pour qu’il constitue un tremplin pour que chacun puisse trouver un emploi. Enfin, nous devrons trouver les moyens de revaloriser la valeur travail qui a été très malmenée ces dernières années.



Quelle est votre vision de la relation qu’entretient la religion avec l’Etat ? Etes-vous pour le retour de l’ancien parti dissous le FIS ? Quelle relation entretenez-vous avec la mouvance islamiste et quel regard portez-vous sur ce courant politique ?

Je porterai une attention particulière au respect de la tolérance, qui a tant fait défaut par le passé et je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour faire reculer l’extrémisme politique. Je crois sincèrement que l’amélioration du climat économique et social, le renforcement des libertés, ainsi que le nouveau paysage politique et institutionnel, permettront d’éradiquer les sources de violence. Y compris celles liées à l’Islam politique Mais je veillerai avec la même exigence au respect de l’article 42 de l’actuelle Constitution qui dispose que “les partis politiques ne peuvent être fondés sur une base religieuse, raciale, de sexe, corporatiste ou régionale” et que “les partis politiques ne peuvent recourir à la propagande partisane portant sur éléments mentionnés à l’alinéa précédent”. Si, malgré tout, il y a des partis qui sont reconnus comme islamistes par leurs militants, ils devront veiller à ne pas sortir du cadre que la Constitution a fixé et que la nouvelle loi électorale devra faire respecter.



Concernant la femme, ses droits et sa condition, envisagez-vous de proposer dans votre programme présidentiel des mesures en direction des Algériennes ?

Le « Global Gender Gap Index 2013 » réalisé par le World Economic Forum sur l’égalité entre les hommes et les femmes, place l’Algérie au 124ème rang des 136 pays classés. Ce classement est élaboré selon 4 critères : l’accès à l’éducation, la santé, la représentation dans les instances politiques et les opportunités économiques. Il y a donc beaucoup à faire ! Mais le changement dans ce domaine est complexe, car s’il est conduit de manière inappropriée, il peut heurter les cultures et les traditions, au risque de bloquer les évolutions. Il faut donc travailler sur le long terme, dans plusieurs domaines à la fois.

L’expérience prouve qu’il faut d’une part légiférer et sanctionner le non respect des lois votées. Il faut également accompagner les changements nécessaires, en encourageant les « bons élèves » qui cherchent à installer des pratiques d’égalité, dans les entreprises notamment. Enfin il faut travailler sur la disparition des stéréotypes de genre qui s’installent dès l’enfance, se développent à l’école et sont reproduits dans les médias, la publicité, le marketing notamment. Il faut donc sensibiliser parents, éducateurs, professionnels de la communication et des médias et bien sûr le personnel politique.

Face à cet immense chantier il faut donc de la détermination, mais aussi de la patience. Je m’inspirerai donc des meilleures pratiques de pays qui ont progressé dans ce domaine. D’autre part, je donnerai l’exemple en facilitant l’accès des femmes au gouvernement, dans les administrations et les organes qui seront sous la responsabilité de l’Etat. Il ne s’agit pas seulement de prendre des mesures en direction des algériennes, mais de faire évoluer la société tout entière !



Comptez-vous revoir le rôle de l’armée et sa relation avec les institutions de l’Etat Algérien ? Comment compteriez-vous composer avec l’establishment militaire Algérien ?

Oui. Elle sera recentrée sur ses missions classiques. Elle veillera, en particulier, à protéger le pays contre toute menace extérieure. Elle ne s’immiscera pas dans les querelles politiques. Bien au contraire, sa neutralité sera la meilleure garantie quant au bon déroulement du processus de transition démocratique. Je sais qu’il y a au sein de l’armée, comme de la police et de tous les services de l’Etat, une frange importante de responsables et de citoyens qui aspirent à un réel changement. Je suis certain que le légitimisme et la clarté de mon programme confirmeront à ceux qui aspirent à ce changement qu’il est possible de le réaliser, de le soutenir, car ils en seront bénéficiaires.



Abdelaziz Bouteflika est officiellement pour un quatrième mandat. Pensez-vous que vous êtes suffisamment outillé pour le concurrencer et le battre dans cette élection présidentielle ?

Il me semble avoir répondu en expliquant mon engagement, ma vision, mon ambition. Mon programme est prêt. Mes équipes sont sur le pont depuis des mois. Mes soutiens se multiplient. Je suis dans le timing !



S’agissant de la fraude électorale, envisagez-vous d’adopter des mesures pour la contrecarrer et l’empêcher ?

La fraude est le résultat de la mauvaise gouvernance du pays. Je pense néanmoins que les institutions internationales auront les yeux rivés sur l’élection et feront tout ce qui en leur pouvoir pour la juguler.



Comment comptez-vous convaincre les Algériens pour qu’ils vous accordent leurs votes ? Et comment espérez-vous les mobiliser alors que le spectre de l’abstention plane sur cette élection ?

Je vais incarner un changement crédible vers un pays pacifié. C’est une aspiration largement partagée et très mobilisatrice.



Si vous êtes élu Président de la République, quelles seront les premières mesures politiques, économiques et sociales que vous allez adopter ?

Elles concerneront les changements de gouvernance et les réformes institutionnelles prévues dans mon programme : dissolution de l’Assemblée nationale et du Sénat, élections d’un nouveau Parlement dans les 3 mois. En parallèle, j’ouvrerai très rapidement à créer un climat de confiance au Maghreb et avec nos plus proches partenaires, afin de créer des synergies qui seront génératrices de prospérité et de paix pour tous les pays du Bassin Méditerranéen. Sur le plan économique, je lancerai immédiatement une grande réforme monétaire et fiscale qui sera la matrice de toutes les autres réformes économiques.



Quelle vision avez-vous de l’avenir de l’Algérie et de sa Jeunesse ?

L’avenir c’est avant tout sa jeunesse. Mais c’est aussi beaucoup de potentiels à valoriser : des ressources humaines, naturelles, géostratégiques et culturelles qui lui permettront de relever les défis des prochaines décennies, une population traditionnellement ouverte aux échanges et au commerce, des ressources naturelles diversifiées, une position géostratégique qui en fait la clé de voûte de toute politique de rapprochement euroméditerranéen ou euro-africaine, une bonne santé financière, une culture, un climat et des territoires adaptés au développement d’une agriculture performante et d’un tourisme attractif, respectueux de l’environnement. Ces atouts sont uniques. Ils sont adaptés aux défis du XXIème siècle et doivent nous permettre de devenir un grand pays.



Le traditionnel dernier mot….

Il est possible de conduire le pays autrement, de l’amener, par une transition démocratique, à s’engager vers un nouveau développement auquel le peuple sera associé. La création de la 2ème République Algérienne est un objectif réaliste. L’élection présidentielle de 2014 offre l’occasion de changer de cap dans tous les domaines, et d’écrire les pages d’une nouvelle Algérie, plus libre, plus juste et plus prospère.
 
Algérie Focus

LE MSP ET LA PRÉSIDENTIELLE

Ne voulant certainement pas se «tromper» quant à la position du mouvement à l’égard de la prochaine présidentielle, la direction du MSP a pensé à y associer les militants et les cadres et ce, via une large consultation.
Mohamed Kebci - Alger (Le Soir)

Le Mouvement pour la société et la paix (MSP) a entamé une vaste opération d’association de sa base militante à propos de sa position finale à l’égard de la présidentielle prochaine. Une première dans les annales politiques du pays même si les partis ont des mécanismes et autres instances délibérantes comme les conseils nationaux ou encore les conseils consultatifs et les comités centraux, un organigramme obéissant à l’idéologie dont chacun se réclame. Mais l’enjeu du prochain rendez-vous électoral et, surtout, le balancement depuis deux ans du mouvement dans l’opposition, lui qui a presque évolué de tout temps dans le giron du pouvoir, ont rendu cette décision difficile, voire délicate à prendre. D’où la «trouvaille» de l’équipe d’Abderrezzak Mokri, celle de consulter la base militante du mouvement à l’effet de «partager» la responsabilité de la décision qui sera avalisée par le Conseil consultatif qui sera convoqué en session ordinaire vers la fin du mois en cours. Pour ce faire, le bureau national du parti, qui a eu le quitus du Majliss Echoura pour trancher la question de la présidentielle, a commencé l’opération de sondage de la base que ce soit via la Toile ou carrément par courrier individuel. Et ces militants devront choisir entre les trois options proposées, soit participer à ces élections avec un candidat du parti qui ne doit être que son président, comme l’a si bien soutenu Mokri dans une récente conférence de presse et réitéré samedi dernier, soutenir un candidat en dehors du parti à condition qu'il soit issu d'un consensus, ou carrément boycotter cette échéance présidentielle.
Et le bureau national du MSP prendra en compte toutes les opinions dans sa prise de position qu’il soumettra au Conseil consultatif, qui s’est réservé le droit de regard.
Cela dit, le boycott est l’option qui semble prendre le dessus tant, selon ceux approchés, les différentes participations de leur parti aux présidentielles n'ont pas été bénéfiques et n’ont pas apporté cette plus-value attendue. Ceci, en sus des appréhensions de fraude dont ils ne sont pas seuls à partager l’expression.
Ceci au moment où le président du mouvement, lors d'une conférence de presse le 24 du mois dernier, soutenait que son parti était prêt à se lancer dans une alliance avec d'autres formations et personnalités politiques, en vue de sortir un candidat du consensus qui aura comme programme, le lancement des vraies réformes démocratiques. Pour lui, l'urgence, aujourd'hui dans le pays, est d'entamer le chantier des vraies réformes politiques pour assurer le respect des libertés politiques, syndicales et autres, pas celles dévoyées, perverties et vidées de leur sens menées par le président de la République.
Aussi, Mokri n’avait pas déclaré que son mouvement était prêt pour la bataille électorale, lui dont les structures sont «huilées» et à pied d’œuvre aux quatre coins du pays pour avoir pris part, par le passé, à toutes les consultations électorales depuis l’enclenchement du processus pluraliste dans le pays au tout début des années 90. Il a eu, néanmoins, à zapper les trois dernières élections présidentielles, le mouvement avec à sa tête le président sortant Aboudjerra Soltani et avant lui, le défunt Mahfoudh Nahnah, a apporté sa caution au candidat du consensus, au fait, celui du pouvoir, le président de la République.
Une allégeance trois fois renouvelée qui a été dans le sillage de la stratégie participationniste adoptée par l’ancienne direction du MSP dont l’actuelle équipe dirigeante conteste le bien-fondé. En effet, Mokri et compères de l’aile radicale du mouvement estiment qu’il est illusoire de continuer à penser toute possibilité de réforme du système de son intérieur.
Mais l’option opposée, celle radicale que Mokri tente d’imprimer au MSP, n’est pas indemne de critiques. Le choix participationniste ayant encore des adeptes dans la maison, une aile pour le moment qui a fait le choix de faire profil bas pour ressurgir le moment voulu. Ce qui est, d’ailleurs, prêté à Abderrahmane Saïdi, ancien président du Conseil consultatif et néanmoins chef de file de cette aile, partisane de la poursuite de l’option participationniste.
Le Soir d'Algérie

IL AURAIT ÉTÉ SOLLICITÉ PAR DES CADRES DU FLN : Mouloud Hamrouche, le retour?

Au moment où l'on parle avec insistance du retour de l'ancien secrétaire général du FLN, Ali Benflis, l'ancien chef de gouvernement et ex-candidat à l'élection présidentielle de 1999, Mouloud Hamrouche est de retour.

Selon certaines sources, l'ancien chef de gouvernement aurait rencontré il y a deux jours des anciens membres du bureau politique du FLN, l'ex-président de l'APN, Abdelaziz Ziari et l'ancien ministre Rachid Harraoubia. Ces derniers font partie des trois cadres du FLN, avec Amar Tou, qui ont été exclus du bureau politique lors de la dernière réunion du comité central à l'hotel El Aurassi. Ces derniers auraient sollicité Hamrouche pour le convaincre de se porter candidat à l'élection présidentielle de 2014.
L'homme qui a cru être capable du changement de l'intérieur du système était resté toujours réservé sur son avenir politique surtout depuis son retrait de l'élection présidentielle de 2004. Récemment, un de ses proches avait révélé qu'il avait une forte envie d'y aller et qu'il ne ferme pas totalement la porte. Mais ça ne dépend pas seulement de lui. Prendra t-il part à la course à la magistrature suprême? Pour le moment et selon certains sources au sein du FLN, tout est possible. Considéré comme le père des réformes durant la période d'ouverture politique (1989-1991), Hamrouche, qui connaît assez bien le système et son fonctionnement, avait refusé en 1995, d'être candidat à la présidentielle, sachant que les jeux étaient truqués. Il se présente néanmoins à celles de 1999, après avoir obtenu des garanties d'un scrutin libre et honnête. Il mène alors une grande campagne, mais à l'approche du scrutin, il se retire avec sept autres candidats. Après cet épisode, Hamrouche avait réfléchi à la création d'un parti dans la dynamique de la campagne électorale. Mais il abandonne très vite l'idée, suite au verrouillage du jeu politique par l'ancien ministre de l'Intérieur Noureddine Zerhouni. En 2004, Mouloud Hamrouche qui se présente comme «un fils du système», renonce à se présenter comme candidat, considérant cette fois encore que les garanties ne sont pas rassemblées pour un bon scrutin. Même attitude adoptée en 2009, Hamrouche fuit la scène politique et refuse d'accorder de l'importance à cette échéance. Devenu une figure de la réforme et un proche de «l'autre système», il est invité par plusieurs partis de l'opposition pour faire du marketing politique. C'est le cas notamment du FFS, avec qui il partage de nombreuses idées, mais n'acceptera pas finalement les propositions d'entrée sous la bannière du FFS et reste fidèle au FLN auquel il assiste avec tristesse au déchirement depuis 2004. L'élection présidentielle de 2014 sera-t-elle la bonne pour Hamrouche? En tout cas, certains membres du comité central du FLN, notamment les rejetés du dernier comité central organisé par Saâdani et ceux qui refusent de s'allier à Benflis, ils soutiennent la candidature de Hamrouche. L'ancien chef de gouvernement aurait confié sa décision de prendre part à l'élection présidentielle du mois d'avril 2014 et cela après de nombreuses hésitations. L'ancien cadre du FLN doit peser les pour et les contre de sa décision. Issu de la région de Constantine, Mouloud Hamrouche a toujours gardé un pied dans les rouages du système, il compte sur les généraux de sa région, c'est-à-dire de l'Est, pour l'appuyer lors de sa prochaine bataille électorale. Sur le plan politique et devant la grande hésitation des candidats, la candidature de Hamrouche passerait pour de nombreux observateurs, mieux que celle de Benflis dans le camp des partisans de la candidature de Bouteflika si ce dernier venait à ne pas se présenter. Il est le seul capable de garantir la continuité d'un système tout en préservant les acquis de la démocratie et de la République.

L'EXPRESSION

A UN MOIS DE LA CONVOCATION DU CORPS ÉLECTORAL : Candidats, où êtes-vous?

Les candidats hésitent jusqu'à la dernière minute. Alors que dans d'autres pays, les candidats sont en campagne une année avant le scrutin
 
Les candidats hésitent jusqu'à la dernière minute. Alors que dans d'autres pays, les candidats sont en campagne une année avant le scrutin
 
On a l'impression qu'il n' y a pas de rendez-vous électoral dans les prochains mois.

Le statu quo persiste. La présidentielle de 2014 est loin de révolutionner la scène politique nationale. A un mois de la convocation du corps électoral, les candidats se font désirer. Qu'attendent ces derniers pour se montrer? Les candidats hésitent jusqu'à la dernière minute. Alors que dans d'autres pays, les candidats sont en campagne une année avant le scrutin, en Algérie les candidats ne se bousculent pas au portillon. On a l'impression qu'il n' y a pas de rendez-vous électoral dans les prochains mois.
Pourtant, il s'agit bien d'une élection présidentielle qui est censée déterminer le sort du pays pour les cinq années à venir. Mis à part quelques noms qui se sont portés candidats, aucune grosse pointure ne s'est manifestée.
Certes, on parle du président de la République mais jusqu'à présent rien n'est confirmé. Malgré la campagne tambour battant menée par les partis de la coalition, entre autres, le FLN, le RND, le MPA et TAJ, il n'en demeure pas moins que ces appels ne dépassent pas le stade de déclaration.
Les observateurs de la scène politique refusent de prendre ces déclarations pour argent comptant. Pour eux, tant que le chef de l'Etat n'a pas officiellement annoncé sa candidature à sa propre succession, rien n'est confirmé. Ce qui est tout à fait logique, surtout que la décision de se présenter ou non à cette élection appartient à M. Bouteflika et à lui seul. Même cas pour l'ancien chef de gouvernement et candidat malheureux à la présidentielle de 2004. Ali Benflis semble être partant pour la présidentielle de 2014. «Je vais me prononcer prochainement», a-t-il affirmé lors d'un hommage rendu à l'ancien ministre de la Justice Amar Bentoumi.
M.Benflis qui répondait à une question sur son éventuelle participation à la présidentielle de 2014 n'a ni confirmé, ni infirmé. Dans les coulisses, la bataille pour la présidentielle bat son plein. Les candidats non-déclarés affûtent leurs armes en catimini, avant de s'afficher en public. Pour l'ancien chef de gouvernement, ce n'est juste qu'une question de temps.
M.Benflis préfère consolider son projet au niveau de la base et s'assurer du soutien de ses sympathisants, avant de faire le grand pas. Or, même les candidats qui se sont prononcés ne sont pas sortis de l'ombre. En tout, sept candidats qui ont postulé pour briguer le poste de premier magistrat du pays. Il s'agit de l'ancien chef de gouvernement Ahmed Benbitour, de Ali Benouari, l'ex-ministre délégué au Budget à l'époque du gouvernement de Sid- Ahmed Ghozali, du Franco-Algérien, Rachid Nekkaz, Kamel Benkoussa, un Franco-Algérien vivant à Londres, du président du parti Jil jadid, Sofiane Djilali et enfin de l'écrivain algérien Yasmina Khadra de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, président du Centre culturel algérien (CCA) à Paris. A l'exception de Djilali Sofiane, les autres candidats se font rares sur scène. Même Ahmed Benbitour qui était le premier à annoncer sa candidature ne se fait pas entendre souvent. Ce dernier préfère multiplier ses actions loin des feux de la rampe.
Ces derniers surveillent le coup de sifflet pour se lancer dans la compétition. En attendant, les candidats s'attèlent à recueillir les signatures pour obtenir le quitus. Ces derniers vont-ils relever le défi? L'affaire n'est pas aussi simple.
La loi électorale exige, en effet, des candidats indépendants de récolter au moins 75.000 signatures d'électeurs à travers au moins 25 wilayas où 1.500 signatures sont exigées, au minimum, dans chacune des wilayas. Devant les difficultés rencontrées pour la collecte des signatures, beaucoup de candidats abandonnent la course à mi-chemin.

L'EXPRESSION

dimanche 8 décembre 2013

Le FFS et la présidentielle : «Une élection fermée constitue une menace pour le pays»

Ahmed Betatache, premier secrétaire du FFS, a affirmé, hier à Sétif, que la prochaine présidentielle sera identique aux précédentes, soit une élection fermée et non démocratique.
S ’inscrivant dans le cadre de la célébration du 50e anniversaire de la création du FFS, son premier secrétaire, Ahmed Betatache, a animé, hier, un important meeting à Sétif où de nombreux dossiers ont été évoqués. En guise d’hommage à Madiba, une minute de silence a été observée.
Un émouvant message de condoléances a été lu par le n°1 du vieux parti de l’opposition. Intéressée, une assistance nombreuse a écouté, dans un silence de cathédrale, un discours sans complaisance : «Le FFS, qui a poursuivi le combat, est l’héritier historique du FLN, otage de la politique politicienne. Fidèle à sa ligne de conduite, le FFS continuera à militer pour la démocratie, les libertés et la promotion des droits de l’homme bafoués en Algérie.»
La prochaine présidentielle a été abordée par l’intervenant qui met en garde : «Pour que les choses soient claires, le FFS n’est ni pour ni contre un quelconque candidat. La question sera débattue par la direction du parti qui reste sceptique. Puisque rien ne présage que le prochain scrutin sera ouvert. Qu’on le veuille ou non, la prochaine élection sera identique aux précédentes», souligne fermement Betatache. En parlant de stabilité, l’orateur ne cache pas ses craintes : «La stabilité du pays est menacée par des élections fermées. Le FFS ne négociera que pour le départ pacifique du pouvoir, lequel doit céder le témoin car la violence ne profitera qu’à ce dernier qui ne fait rien pour montrer sa bonne volonté à mettre les jalons d’une véritable démocratie.» Le tamazight, le droit de manifester, l’ouverture du champ médiatique et politique, ainsi que l’indépendance de la justice sont les autres points développés par Betatache estimant que «le moment est venu pour que tamazight devienne langue nationale et officielle. Elle doit avoir le même statut constitutionnel que l’islam et l’arabité».
«Alger est l’une des rares capitales de la planète où il est interdit de manifester. La souveraineté populaire est confisquée. Il faut ouvrir le champ politique et médiatique. Transformé en télévision du pouvoir, l’‘‘unique’’ ne joue plus son rôle de service public», tonne l’intervenant qui remet sur le tapis le dossier des victimes de la démocratie. «Pour que leur sacrifice ne soit pas vain, le FFS exige que les militants de la démocratie victimes des bavures des premières années de l’indépendance bénéficient du statut de martyr. Le parti ne ménagera aucun effort pour qu’une telle démarche aboutisse.»
Ne nuançant pas son discours, l’orateur pointe du doigt l’appareil judiciaire qui se trouve, selon lui, entre les mains du pouvoir exécutif : «Pour l’indépendance de la justice, une journée parlementaire sera organisée par le FFS le 12 décembre courant. Fondement de l’Etat de droit, la justice algérienne n’est pas indépendante. Pour preuve, sur les 20 membres du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), 15 sont désignés par le pouvoir exécutif», dira le secrétaire national de la formation chère à da L’hocine…  

 EL WATAN

Benhamou annonce sa candidature à la présidentielle de 2014

Le président du parti El Karama, Mohamed Benhamou, a annoncé officiellement hier matin, au cours d'une conférence de presse animée au siège de son parti à Tlemcen, sa candidature à la prochaine élection présidentielle.
Cette décision, avait-il dit, a été prise par le conseil national du parti qui s'est réuni dernièrement à Alger et à l'issue duquel le choix a été porté sur sa candidature pour la magistrature suprême.
Tout en n'ayant aucune objection quant à la représentation de Abdelaziz Bouteflika, le président d'El Karama a tenu tout de même à souligner «qu'il ne sera pas un lièvre et qu'il mènera une digne campagne  pour aspirer comme tant d'autres candidats à être porté par le peuple à la tête du pays (...) qu’il ne ménagera aucun effort à mettre sur les rails du développement multisectoriel et permettre aux algériens un cadre de vie meilleur et une répartition équitable des richesses entre toutes les régions du pays marquées par des inégalités en matière de développement socioéconomique».
Notons que ce n'est pas la première fois que Mohamed Benhamou annonce sa candidature à la présidentielle. Il l'a fait en 2000 avant qu'il ne se rétracte et soutienne la candidature de Abdelaziz Bouteflika.

Le Temps d'Algérie

PRESIDENTIELLE DE 2014 : Les partis politiques entre hésitation et suspense

Alors que les réseaux sociaux s'invitent dans la campagne présidentielle où des internautes commencent à interpeller les candidats en leur posant des questions sur leurs programmes et les idées qu'ils défendent, à quatre mois du scrutin, les partis politiques attendent toujours de savoir si le Président Bouteflika se présentera pour un quatrième mandat pour démarrer leurs machines.
    
Alors que sur Twitter, les internautes y évoquent les grands dossiers comme la Constitution, le travail, l'économie, l'énergie et la santé, les partis politiques  sur le terrain sont incapables de mobiliser leurs militants autour du projet des prochaines échéances électorales, et qui chacun d’entre eux guettent l’annonce officielle  de la candidature de l’actuel président Bouteflika.  Chacun attend de savoir si le Président Abdelaziz Bouteflika se présentera pour un quatrième mandat. Le chef de l'Etat n'a pas encore fait connaître ses intentions, mais plusieurs partis politiques et des dizaines d’organisations  lui demandent de se représenter. Après les soutiens indéfectibles des partis ; FLN, le RND, le TAJ, le MPA et les organisations fars ; l’UGTA, ONM et les victimes du terrorisme  à Bouteflika pour briguer un nouveau mandat lors de l’élection du mois d’avril, c’est au tour du Parti pour le renouveau algérien (PRA) qui a appelé l’actuel président pour briguer un quatrième mandat. "Nous estimons au PRA que le Président Abdelaziz Bouteflika a amplement démontré son incomparable compétence à diriger le pays. Et c'est pour cette raison que nous souhaitons qu'il brigue un quatrième mandat", a déclaré Abdelaziz Zidane, membre du bureau national de ce parti.

 Pour le FLN il n’y a pas mieux que Bouteflika
Il y a deux semaines, le plus important parti au parlement, le très puissant Front de libération nationale (FLN), avait désigné le Président comme son candidat pour la prochaine élection présidentielle. "Aucune autre personnalité n'est en mesure de gérer les défis politiques, sécuritaires, économiques et sociaux que connaît l'Algérie", avait déclaré le secrétaire général du FLN, Amar Saadani. "Bouteflika est l'homme qui a ramené la paix à l'Algérie", a-t-il souligné. "C'est grâce à lui que l'Algérie est sortie indemne de la vague de soulèvements qu'ont connue plusieurs pays voisins ces trois dernières années", a-t-il ajouté. Le Rassemblement national démocratique (RND) a, lui aussi, apporté son soutien à la candidature de Bouteflika. Son secrétaire général par intérim, Abdelkader Bensalah, a appelé "toutes les forces sociales éprises de stabilité et convaincues des réalisations à opter pour ce choix, qui renforcera l'unité nationale et conférera à l'Algérie force et invincibilité". L'Union générale des travailleurs algériens est, elle aussi, favorable à une nouvelle candidature de Bouteflika. Dans l’autre rive, vingt partis microscopiques ont, en revanche, officiellement rejeté la candidature du Président lors d’une réunion organisée le 25 novembre à Alger. Cette soi-disant opposition a souhaité la mise en place d'une commission indépendante pour surveiller ce scrutin, une demande rejetée par le ministre de l'Intérieur, Tayeb Belaiz."La présidentielle sera chapeautée, comme d'habitude, par l'administration", a indiqué Belaiz, soulignant que des organisations gouvernementales et non gouvernementales seront conviées à observer le bon déroulement du scrutin. Les Algériens demeurent en suspens  quant à la possible candidature de Bouteflika. Pour Karima Daoud, architecte, "personne n'a le droit d'empêcher le Président de se présenter pour un quatrième mandat." "C'est un droit entériné dans la Constitution algérienne. Laissez le peuple faire son choix le jour du scrutin", a-t-elle déclaré. "L'Algérie a retrouvé la paix et la sécurité grâce à Bouteflika. Rien que pour cela, je voterai pour lui en 2014", a déclaré pour sa part Mohamed Rehal, la soixantaine.
Réflexion