samedi 14 décembre 2013

Présidentielle 2014 : Avec ou sans Bouteflika, Benflis prêt á être candidat

benflis
 
La fin de l’année en cours va probablement apporter de la fraîcheur sur le plan politique. Ali Benflis, ancien premier ministre et candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2004 est sur le point d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2014.
L’ancien chef du gouvernement, très discret jusque-là malgré une activité débordante autour de sa permanence politique à Hydra, va annoncer sa candidature « sans tenir compte » de la décision de l’actuel chef de l’Etat. « En 2009, il ne s’était pas présenté. Il m’avait confié, deux ans auparavant, que Bouteflika allait se présenter et gagnera un autre mandat. Mais cette fois-ci, il a décidé d’y aller », nous a confié un proche de l’ancien candidat à l’élection d’avril 2004.
Ali Benflis a même mis en place un staff de campagne, rapportent des médias nationaux. Des anciens fidèles, dont Abbas Mikhalif et Abdelkader Sallat en font partie. Des militants du FLN, et pas des moindres, s’apprêtent également à rendre public un communiqué de soutien à la candidature de leur ancien secrétaire général. Des membres du Comité central de l’ancien parti unique vont également se rallier à cette entreprise.
Selon le journal en ligne Algérie1.com, des personnalités de premier rang, à l’instar de Liamine Zeroual, Khaled Nezzar et Saïd Sadi vont apporter leur soutien à Ali Benflis. L’objectif de tout ce monde est de barrer la route à Abdelaziz Bouteflika. En plus de cela, des comités de soutien sont crées partout dans le pays et dans l’émigration.
Ali Benflis, 70 ans, avait affirmé, en septembre dernier, qui il allait « faire une déclaration importante dans les prochains jours». Les journalistes lui posaient la question de savoir s’il est candidat à l’élection présidentielle.

Algérie Focus

Présidentielle : Réunion du groupe des 20 partis et personnalités

Le groupe des 20 partis et personnalités, qui mène campagne contre la révision de la Constitution avant la présidentielle de 2014, tiendra aujourd’hui sa deuxième réunion officielle.
Après une première rencontre, tenue à la fin du mois de novembre dernier, à l’issue de laquelle les participants ont appelé à l’installation d’une commission indépendante pour l’organisation des élections et au report de la révision constitutionnelle, le groupe en question devra évaluer, à cette occasion, l’évolution de la situation politique du pays. «Chacun des responsables politiques va enrichir le débat enclenché jusque-là sur la nécessité de mettre en place les conditions nécessaires pour l’organisation de la prochaine présidentielle», explique Mohamed Hadibi, chargé de communication du mouvement Ennahda.
Ce groupe, rappelons-le, est composé de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV), du Front national algérien (FNA), de Jil Jadid de Soufiane Djilali, El Fedjr El Djadid de Tahar Benbaïbèche, du Front pour la justice et le développement (FJD) de Abdallah Djaballah et d’autres formations comme le FAN, le RPR et le PEP.
Des personnalités politiques indépendantes, comme Ahmed Benbitour, ancien chef de gouvernement et candidat déclaré à la présidentielle d’avril 2014, font aussi partie de cette coalition. La participation de Ali Benflis, qui présentera sa candidature officielle à la présidentielle d’avril 2014 avant la fin du mois de décembre en cours, n’est pas confirmée. Selon Mohamed Hadibi, les initiateurs de ce mouvement tiennent à leur exigence d’installer une commission indépendante pour l’organisation de la prochaine présidentielle.
Il révèle, dans ce sens, que les députés de l’AAV préparent, à cet effet, une proposition de loi pour amender la loi électorale en vigueur depuis janvier 2012. «Cela fait déjà plus d’une année qu’elle est en vigueur. Nous avons le droit d’amender cette loi pour permettre l’organisation d’élections libres et transparentes. Cela passe par la mise en place d’une commission indépendante, composée de personnalités autonomes. C’est cette commission qui doit superviser tout le processus d’organisation des élections. Le ministère de l’Intérieur n’interviendra que pour fournir une aide logistique à cette commission», explique-t-il.

EL WATAN

vendredi 13 décembre 2013

Présidentielle 2014 : Le jour où Bouteflika pourrait annoncer sa candidature

Abdelaziz Bouteflika meeting
Le Président Abdelaziz Bouteflika annoncera le 19 ou 20 janvier prochain sa candidature, selon Ennahar.

Désigné candidat du FLN le 16 novembre dernier, le Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, devrait annoncer sa candidature le 19 ou 20 janvier prochain. C’est ce qu’a révélé, le quotidien arabophone Ennahar, dans son édition du mercredi, qui affirme que le Président candidat, qui brigue un quatrième mandat, s’appuiera sur plusieurs formations politiques, à savoir le FLN, RND et le Taj d’Amar Ghoul, ainsi que ses habituels comités de soutien.

Affaibli, Abdelaziz Bouteflika se fait rare en public. Depuis son accident vasculaire, le Président a réduit son activité au strict minimum. En huit mois, il a assisté seulement aux séances protocolaires avec le Premier ministre Abdelmalek Sellal, son vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah, et quelques personnalités étrangères.

Où sont les candidats ?

Malgré son état de santé, c’est en lui que plusieurs partis et personnalités politiques, au pouvoir, appuient la candidature du Président sortant pour un quatrième mandat. Ce-dernier n’a toujours pas soufflé mot à ce sujet. Une opacité qui paralyse la scène politique algérienne. A moins de cinq mois de l’élection présidentielle, aucun prétendant sérieux, représentant une alternative réelle et concrète, ne s’est officiellement déclaré candidat. C’est le cas du candidat malheureux de 2004, l’ancien secrétaire générale du FLN, Ali Benflis. Même si ses comités de soutien, qui se font de plus en plus nombreux à travers le territoire national, sont déjà en ordre de bataille.

Le feu vert des médecins

Dernier suspense entourant la candidature d’Abdelaziz Bouteflika : la présence du Chef de l’État le jour de l’annonce officielle de sa candidature. Le quotidien Ennahar ne dit pas si le Président de la République va, lui-même, animer le rendez-vous du 19 ou 20 janvier. Néanmoins, toujours selon Ennahar, Abdelaziz Bouteflika aurait reçu le feu vert de ses médecins pour reprendre un rythme normal. Est-ce une réalité ou s’agit-il seulement d’une propagande distillée par son entourage afin de pérenniser cette opacité ? En tous cas, il est clair que le cercle présidentiel n’est pas prêt de lâcher prise. Quitte à ce que Bouteflika n’anime pas un seul meeting durant la campagne…
 
 

jeudi 12 décembre 2013

Zeroual, Nezzar, Ghozali, Sifi, Sadi, en soutiens á la candidature de Benflis

Le suspense épais qui entourait depuis des mois l’élection du mois d’avril prochain commence à se déliter, à mesure qu’on s’approche de la date de la convocation du corps électoral, soit 90 jours avant la date du scrutin.
L’annonce imminente de la candidature d’Ali Benflis, y est pour beaucoup dans ce début de décantation, car pour lui, le choix de se présenter, avec ou sans la participation du président sortant, est définitivement tranché a appris Algérie1 de sources proches de l’ancien Premier ministre.
« Avec les sollicitations de toutes parts et la multiplication des comités de soutien, dans un grand nombre de wilayas du pays, Ali Benflis ne pouvait refuser cet appel de la nation », explique dans un livre, Ali Guenoun, un des premiers à créer un comité de soutien à la candidature de l’ex chef du gouvernement à Béjaia.
Devant le montée en puissance de ces comités de soutien, qui nécessitent une coordination, Ali Benflis a du se résoudre à mettre en place un état- major de campagne sous la direction de l’ancien ministre délégué Abdelkader Sellat en compagnie de Abbas Mékhalif, ancien chef de groupe parlementaire du FLN.
La candidature de Benflis n’est pas sans avoir des répercussions au sein du FLN où Amar Saâdani a bien du mal à tenir la barre. Des membres du Comité central, outrés par les débordements langagiers du chef actuel du FLN seraient sur le point d’exprimer leur soutien public à Ali Benflis qui compte aussi des proches au sein de l’actuel Bureau politique.
Celui qui va croiser probablement le fer avec Bouteflika, au cas où il se présenterait, va compter dans les prochains jours, c’est-à-dire après la déclaration de sa candidature, sur le ralliement de personnalités politiques de premier plan.
On parle ainsi de l’ex président de la république Liamine Zeroual , de l’ex ministre de la Défense, le général Khaled Nezzar, des ex chefs du gouvernement Sid Ahmed Ghozali et Sifi Mokdad. Said Sadi, qui a portant pris du recul dans la scène politique, pourrait revenir pour appuyer “celui qui pourrait mettre fin au règne de Bouteflika, si les élections se déroulaient à la régulière” selon les propos d’un proche de Ali Benflis.
D’anciens ministres, des figures de la famille révolutionnaire (ONM, ONEC, ONEM), des cadres syndicaux, y compris même dans l’actuel secrétariat national de l’UGTA, des universitaires n’attendent que la déclaration de Benflis pour lui apporter leur soutien. En attendant ce jour , une équipe d’experts est actuellement entrain de peaufiner le programme électoral du candidat Benflis, selon des informations obtenues par Algérie1.

Algérie 1

En campagne, la fin justifie les moyens

Le “truc” osé et réalisé par la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme, avant-hier, à l’hôtel Hilton, est à inscrire dans les annales de cette campagne débridée du gouvernement et de l’administration pour un quatrième mandat.
Des militants des droits humains, des représentants résidents d’organismes étrangers, des participants et des invités de tous horizons, venus contribuer ou assister à une “conférence internationale sur les flux migratoires mixtes”, se sont retrouvés à servir de public à une cérémonie de remise du “Prix national des droits de l’Homme” au président Bouteflika.
L’insolite n’est pas tant dans le fait qu’un président de Commission rattachée à la présidence remette au président de la République une distinction… que le secrétaire général de la Présidence reçoit en son nom !... Le régime nous ayant habitués à cette activité d’autoglorification permanente. Une activité à ce point amplifiée par une médiatisation zélée qu’elle finit par confondre l’activité institutionnelle avec sa fonction promotionnelle. Ainsi, Sellal refait-il le bilan “positif” du Président à chaque “rencontre avec la société civile” qu’on lui organise, mais ne se lasse pas de préciser à la fin de ses exposés élogieux qu’il n’était pas en train de faire campagne…
Le plus étonnant n’est donc pas dans l’initiative de distinction du président Bouteflika pour “ses efforts inlassables” en faveur de la promotion des droits de l’Homme par une commission qui, elle-même, ne se distingue pas par la défense de ces mêmes droits, et encore moins par son indépendance. La preuve en est qu’au moment où se déroulait la cérémonie, deux rassemblements, l’un organisé par le RAJ en faveur des libertés d’association et d’expression, l’autre par les parents de disparus pour la vérité et la justice, étaient réprimés. Non, le singulier de la situation est dans ce recours au détournement, l’air de rien, d’une occasion identifiée dans son objet et son contenu au profit d’une activité de campagne. Une occasion opportunément choisie parce qu’elle avait vocation à honorer le soixante-cinquième anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
La pénible question humaine des migrations mérite mieux que de voir une rencontre qui lui est dédiée servir de prétexte à une kermesse d’auto-encensement du régime. En fait, toute la coûteuse activité foraine, faite de séminaires, forums et conférences, parfois autour des thèmes les plus singuliers, ne vaut, aux yeux du pouvoir, que par les retombées promotionnelles qu’il en espère. Il serait intéressant de consolider et d’évaluer le budget de ces mondanités internationales qui se télescopent sans cesse dans les centres de conférences et hôtels de la capitale.
On ne sait si cette ferveur louangeuse est l’expression d’une stratégie de communication ou le fait d’une surenchère entre notables du régime en prévision de dividendes postélectoraux. Le résultat en est que tout le monde en dit et en fait trop, justement parce que le Président — ou candidat — ne fait rien et ne dit rien publiquement.
Dans cette entreprise de communication tous azimuts, les adeptes du régime semblent avoir perdu le sens de la méthode. Après avoir perdu le sens de la mesure.
 
Liberté

VISITE DE SELLAL À AÏN TÉMOUCHENT : La campagne pour le 4e mandat en marche

«Pour tout ce qu'il a fait, nous lui disons: pour un 4e mandat nous sommes déterminés»
 
"Pour tout ce qu'il a fait, nous lui disons: pour un 4e mandat nous sommes Déterminés"
 
Le P/APW répète la phrase «pour un 4e mandat, nous sommes déterminés», à trois reprises. Chauffée à blanc, toute la salle, y compris Sellal, se lève pour applaudir longuement cet appel au 4e mandat.

Les visites du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans les différentes wilayas du pays se poursuivent et se ressemblent. Depuis quelques semaines, c'est le même discours qui est servi. Un discours qui vante les mérites du chef de l'Etat pour ses réalisations, notamment «le rétablissement de la paix à travers la politique de réconciliation nationale». Hier encore, à Aïn Témouchent, où il a été en visite de travail et d'inspection, M.Sellal a rappelé encore une fois les vertus de cette politique. «Depuis quelques jours, mon attention est attirée par le fait que la majorité des candidats à l'examen du baccalauréat de l'année prochaine, qui sont nés entre 1997 et 1998, n'ont pas vécu les années de la décennie noire avec ses larmes et ses douleurs. Ils n'ont connu que l'Algérie de la paix et de la stabilité», a-t-il déclaré dans son intervention, à l'occasion de la rencontre avec les représentants de la société civile. «J'ai senti alors la joie et la fierté de mon pays qui a réalisé en un temps record le retour de la paix à travers tout le territoire national et reconstruit ses institutions», a-t-il ajouté. Abdelmalek Sellal ne peut pas être plus clair que ça, pour souligner que cette paix est revenue grâce au Président Bouteflika, après des années de feu et de sang.
Mais il ne s'arrête pas là, après avoir applaudi longuement l'appel du P/APW Aïn Témouchent en faveur de la candidature du chef de l'Etat à un 4e mandat. Le Premier ministre qui précise que les Algériens sont égaux dans leur arabité, leur amazighité et leur islam a indiqué que l'unité du peuple a failli être entamée. Là aussi, l'orateur vante le mérite de Bouteflika dans la préservation de l'unité nationale. «Le Président Abdelaziz Bouteflika est peut-être celui qui a pris le plus conscience de l'importance de cette unité, lorsqu'il a proposé la réconciliation nationale pour éteindre le feu de la fitna», a-t-il soutenu. M. Sellal a ajouté que les plans de développement sont «une réalité palpable dans toutes les wilayas». «Il n'y a que l'ingrat qui peut le nier», a-t-il relevé. Cela, avant d'insister qu'«il nous reste à présent de les consolider (les plans de développement, Ndlr) et d'en tirer profit en vue d'orienter notre économie nationale vers les secteurs de la production et des services». Pour réaliser ces objectifs, le Premier ministre dit que son gouvernement comptera sur trois facteurs: la jeunesse, les richesses naturelles et la stabilité du pays qui est devenue, selon lui, «une chose rare dans le monde». Toutefois, l'orateur a expliqué que le développement du pays ne sera complet que «si toutes les régions et wilayas du pays connaissent une croissance harmonieuse et cohérente». Dans ce contexte, le Premier ministre a indiqué que le rapprochement de l'administration du citoyen est un élément essentiel de son gouvernement pour réformer le service public qui, faut-il le dire, dépasse actuellement le stade de la défaillance. «Il est clair que nos ambitions pour l'avenir de l'Algérie sont grandes et que ce que nous devons réaliser dans les différents domaines est important», a-t-il tranché en exprimant sa croyance en la capacité du peuple algérien à relever tous les défis. Mais ces ambitions pour l'avenir du pays doivent-elles passer par un 4e mandat pour Bouteflika? En tout cas, la campagne pour ce mandat est en marche.
Car, après les partis politiques au pouvoir, ce sont les présidents des Assemblées populaires de wilaya qui ont pris le relais. Cela s'est vérifié, hier encore, à Aïn Témouchent. Le P/APW, en intervenant devant la délégation gouvernementale et la société civile de la wilaya, a réédité le scénario de ses semblables de Relizane, El Oued et Biskra. Vantant ses réalisations, il a déclaré qu'il «est de notre droit d'être fier de Bouteflika». «Pour tout ce qu'il a fait, nous lui disons: pour un 4e mandat nous sommes déterminés». Il répète la phrase «pour un 4e mandat, nous sommes déterminés», à trois reprises. Chauffée à blanc, toute la salle, y compris Sellal, se lève pour applaudir longuement cet appel au 4e mandat.

L'EXPRESSION

ELECTION PRESIDENTIELLE À BOUIRA : Les langues se délient dans les coulisses

Au FLN, la bataille oppose deux clans distincts: les partisans de la candidature de Benflis et ceux pendus aux lèvres du maître de la résidence de Hydra, Amar Saâdani.

La tonitruante sortie médiatique d'un membre de la commission des comités de soutien aux programmes du président, plus simplement désignée par les comités électoraux des trois mandats sur une chaîne de télévision privée, n'a pas laissé indifférents les citoyens. Entre partisans et opposés, ces affirmations montrent, s'il le fallait, ce qui se trame en haut lieu à l'approche de cette élection de 2014. Au niveau local, dans la wilaya de Bouira, les bases partisanes des formations politiques présentes au niveau de la wilaya de Bouira demeurent indifférentes aux guerres de tranchées que se livrent les têtes en prévision de l'élection présidentielle du mois d'avril prochain. Si pour plusieurs partis, l'attentisme est argumenté par le recours à la décision qui revient aux bureaux nationaux, c'est le cas pour le FFS, le RCD, le MSP.... Au FLN, la bataille oppose deux clans distincts: les partisans de la candidature de Benflis et ceux pendus aux lèvres du maître de la résidence de Hydra, Amar Saâdani. Même si à ce jour rien n'est encore clair, l'ex-chef de gouvernement et directeur de campagne de Bouteflika puis candidat malheureux à l'élection contre le même Bouteflika, gagne les faveurs d'une frange du vieux parti. Les défaites même relatives lors des élections locales passées, le FLN a perdu deux grandes communes, Bouira et Aïn Bessem qui de tout temps étaient sa propriété, demeure l'argument avancé par les partisans d'un changement depuis la tête jusqu'au simple adhérent. La direction mise en place à Bouira est composée en majorité d'anciens de ce parti, des personnes qui ont occupé des postes de responsabilité sous le règne de Belkhadem: députés, sénateurs... le revirement est expliqué chez leurs opposants par une rumeur qui fait état d'un «deal» en haut lieu autour de Ali Benflis. La présence de la moitié de ses proches dans la composante de l'actuel bureau politique du FLN aux côtés de Saâdani plaide la cause et laisse penser que l'ex-parti unique basculera en cas d'incapacité de l'actuel premier homme de l'Etat à se représenter. Une source proche du parti crie au scandale en accusant la direction de recourir à des méthodes d'une autre époque au niveau de certaines kasmas. «On étouffe toute contestation et on refuse tout avis contraire», nous déclarera un membre de la kasma de Bouira. L'aile proche de Benflis tente dans la discrétion la plus totale de rallier la base du FLN à sa cause. Du côté du RND, l'heure est à la réorganisation après la guerre qui a opposé le secrétaire de wilaya à plusieurs cadres à l'occasion des dernières élections locales.
La parti tente de se restructurer localement pour retrouver sa place de seconde formation derrière le frère ennemi. Le parti de Amara Benyounès qui a réalisé un score honorable au dernier suffrage, reste, lui, fidèle aux directives du maître qui demeure le premier homme politique à demander un quatrième mandat. Une question mérite d'être posée: «Est-ce que la base adhérera sans conditions à cet état de fait?» Tout le monde sait que les locales privilégient un vote pour des personnes et non le choix d'un programme. Le MSP, de son côté, et malgré son revers en mai dernier continue à favoriser son attentisme surtout que la formation a adhéré au groupe des 14 qui conditionnent leur participation. Au milieu de ce climat de suspicion, d'attente, de revirement... le citoyen vaque à ses tracas quotidiens quand d'autres, et c'est leur spécialité, se positionnent pour tirer un maximum de profits. Cet avis reste proche des déclarations faites à la télévision par le membre du comité de soutien. Même le mouvement associatif n'échappe pas à cette course. Localement, les comités de soutien au programme du président appellent à la candidature du locataire d'El Mouradia. «Bouteflika est notre candidat. Nous le soutenons par conviction. Tout le monde est libre de choisir son camp. Nous on a choisi le nôtre. Quel mal à ça», nous confiera le chargé de communication du comité local de soutien. A la question relative à la possibilité de la non-candidature, notre interlocuteur nous affirmera que chaque chose en son temps.

L'EXPRESSION