samedi 18 janvier 2014

Modalités de dépôt des candidatures : Ce que prévoit le code électoral

Le code électoral stipule dans son article 133 que “le corps électoral est convoqué par décret présidentiel, quatre-vingt-dix jours avant la date du scrutin”. Dans son article 132, il est stipulé que “les élections présidentielles ont lieu dans  les trente jours (30) qui précèdent l'expiration du mandat du président de la République”.
À partir de la convocation du corps électoral, les postulants à la candidature auront un délai de 45 jours pour déposer leurs dossiers auprès du Conseil constitutionnel qui statuera sur leur validité ou pas, dans un délai de dix jours. “La déclaration de candidature est déposée au plus tard dans les quarante-cinq (45) jours qui suivent la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral”, peut-on lire dans le texte de loi. Pour briguer un mandat présidentiel, les candidats à la candidature seront tenus, conformément à l'article 139 de la loi de janvier 2012, de présenter des signatures d'électeurs. En vertu des dispositions de ce code, le candidat doit présenter : soit une liste comportant au moins six cents (600) signatures individuelles de membres élus d'assemblées populaire communale, de wilaya ou parlementaire et réparties au moins à travers vingt-cinq (25) wilayas ; soit une liste comportant 60 000 signatures individuelles au moins d'électeurs inscrits sur une liste électorale. Ces signatures doivent être recueillies à travers, au moins, 25 wilayas. Le nombre minimal des signatures exigées pour chacune des wilayas ne saurait être inférieur à 1 500.
Les signatures doivent être portées sur un “formulaire individuel et légalisées auprès d'un officier public”. Ces formulaires sont déposés en même temps que l'ensemble du dossier de candidature auprès du Conseil constitutionnel. Au chapitre de la loi électorale consacré à la campagne électorale et des dispositions financières, il est écrit dans l'article 188 que “la campagne électorale est déclarée ouverte vingt-cinq (25) jours avant la date du scrutin. Elle s'achève trois (3) jours avant la date du scrutin”. La disposition 189 somme les candidats de respecter cette période en stipulant clairement que “nul ne peut, par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, faire campagne en dehors de la période prévue à l'article 188 de la présente loi”. Abdelaziz Bouteflika, rappelle-t-on, a été réélu président de la République pour un troisième mandat le 9 avril 2009 et le Conseil constitutionnel avait proclamé les résultats définitifs de cette élection le 13 avril de la même année. Le président Bouteflika avait prêté serment le 19 avril 2009, prenant ainsi officiellement ses fonctions de chef d'État le même jour.
Liberté

Homme d’affaires installé à Montréal : Tarik Mihoubi, candidat à la présidentielle

L’homme veut briguer la magistrature suprême. Natif de Ouargla en 1961 et installé au Canada depuis des années, Tarik Mihoubi compte ainsi se lancer à l’assaut du Palais d’El-Mouradia avec comme seul viatique une plateforme PDF de cinq pages en guise de programme et des soutiens qu’il dit avoir d’une noria d’organisations politiques et sociales. Qui est donc ce personnage qui a comme slogan “Bâtir ensemble l’Algérie de demain” ? Revendiquant plus de vingt-cinq ans d’expérience dans le monde des affaires en tant que stratège dans divers domaines, M. Mihoubi affiche un tableau de bord professionnel bien étoffé : producteur télé, président de la compagnie Blackstone Investment, président fondateur de la compagnie IPS Canada et président de la compagnie Promex International. Son parcours politique se résume à deux ou trois fonctions.
Ainsi, outre qu’il fut le représentant du FLN au Canada durant les années 1990, Mihoubi était conseiller spécial du maire de la ville de Montréal, directeur général (équivalent de secrétaire général, le premier responsable ayant le titre de chef) de Vision Montréal (un parti municipal) et responsable provincial de l’organisation du Parti libéral du Canada (PLC). Dans le préambule de son programme, le candidat Mihoubi promet un gouvernement de parité (50%) entre les hommes et les femmes. “Le futur président” comme il se définit dans sa plateforme croit dur comme fer en “une prospérité économique forte et des programmes sociaux efficaces”. Son programme, qui a l’allure d’un catalogue de professions de foi, n’aborde les questions politiques que succinctement. En la matière, il promet de constitutionnaliser tamazight, de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels, de réformer la Constitution, de garantir l’indépendance de la justice et de redonner, selon ses propos, “la liberté d’expression à tous les journalistes algériens”.
Sur le plan diplomatique, le candidat à la candidature compte faire de l’Algérie un acteur indispensable sur la scène internationale, en s’impliquant davantage dans le règlement des crises régionales et territoriales. Dans un chapitre consacré à la défense nationale, Tarik Mihoubi propose de mettre en œuvre un programme de modernisation de la capacité militaire des commandements des forces terrestres, navales et aériennes. Programme qui vise à répondre plus efficacement à la demande de sécurité qui se fera en concertation avec le ministère de la Défense, est-il écrit noir sur blanc dans la plateforme du candidat. Le reste du programme est une compilation de propositions à caractère socioéconomique.
Par exemple, Tarik Mihoubi promet de réaliser plus de 1 250 000 logements sociaux, créer un million d’emplois, augmenter les salaires en fixant le Smig à 25 000 DA, mettre en place des réformes hospitalières, accélérer le développement de créneaux d’excellence dans les universités, instaurer une allocation chômage aux moins de trente ans, améliorer les pensions des retraités, etc. Bien entendu, celui qui compte solliciter les suffrages des électeurs en avril prochain ne dit pas comment et d’où il mobiliserait les ressources pour concrétiser ses promesses électorales. Par ailleurs, Mihoubi veut accroître le rôle des zaouïas. Comment ? Motus et bouche cousue. Alors que l’essentiel de l’action politique en Algérie et ailleurs est relayé sur la Toile, la présence du candidat sur les réseaux sociaux est des plus rachitiques. Ainsi, pas plus de 124 personnes sont membres de sa page facebook créée depuis avril 2013, quelques abonnés le suivent sur son compte Linkedin, et il n’a publié, depuis mai dernier, que cinq tweets sur son fil Twitter suivis uniquement par deux abonnés. Sa première sortie publique est prévue pour ce samedi à la radio où il compte faire acte de candidature. L’occasion pour lui de détailler son programme et de revenir sur cette ambition qu’il nourrit de devenir chef d’État.

Liberté

Le président Bouteflika convoque le corps électoral pour le 17 avril 2014


Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a procédé vendredi à la signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral pour jeudi 17 avril 2014 en vue de l’élection à la présidence de la République.
Le code électoral stipule dans son article 133 que "le corps électoral est convoqué par décret présidentiel, quatre-vingt-dix jours avant la date du scrutin".
Dans son article 132, il est stipulé que "les élections présidentielles ont lieu dans les trente (30) jours qui précèdent l’expiration du mandat du Président de la République".
A partir de la convocation du corps électoral, les postulants à la candidature auront un délai de 45 jours pour déposer leurs dossiers auprès du Conseil constitutionnel qui statuera sur leur validité ou pas, dans un délai de dix jours.
"La déclaration de candidature est déposée au plus tard dans les quarante-cinq (45) jours qui suivent la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral", peut-on lire dans le texte de loi.
Pour briguer un mandat présidentiel, les candidats à la candidature seront tenus, conformément à l’article 139 de la loi de janvier 2012, de présenter des signatures d’électeurs.
En vertu des dispositions de ce code, le candidat doit présenter :
  • soit une liste comportant au moins six cents (600) signatures individuelles de membres élus d’assemblées populaires communales, de wilayas ou parlementaires et réparties au moins à travers vingt-cinq (25) wilayas".
  • soit une liste comportant 60.000 signatures individuelles au moins d’électeurs inscrits sur une liste électorale. Ces signatures doivent être recueillies à travers, au moins, 25 wilayas. Le nombre minimal des signatures exigées pour chacune des wilayas ne saurait être inférieur à 1500.
    Les signatures doivent être portées sur un "formulaire individuel et légalisées auprès d’un officier public". Ces formulaires sont déposés en même temps que l’ensemble du dossier de candidature auprès du conseil constitutionnel.
    Au chapitre de la loi électorale consacré à la campagne électorale et des dispositions financières, il est écrit dans l’article 188 que "la campagne électorale est déclarée ouverte vingt-cinq (25) jours avant la date du scrutin. Elle s’achève trois (3) jours avant la date du scrutin".
    La disposition 189 somme les candidats de respecter cette période en stipulant clairement que "nul ne peut, par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, faire campagne en dehors de la période prévue à l’article 188 de la présente loi".
    M. Abdelaziz Bouteflika, rappelle-t-on, a été réélu président de la République pour un troisième mandat le 9 avril 2009 et le Conseil constitutionnel avait proclamé les résultats définitifs de cette élection le 13 avril de la même année
    Le président Bouteflika avait prêté serment le 19 avril 2009, prenant ainsi officiellement ses fonctions de chef d’Etat le même jour.
  • APS
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    lundi 13 janvier 2014

    INTERVIEW. Soufiane Djilali : “Si je suis élu Président, en deux ans, je donnerai à l’Algérie un nouveau visage”

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    A quelques mois de l’élection présidentielle d’avril 2014, une échéance politique capitale pour l’avenir du pays, Algérie-Focus est parti à la rencontre des acteurs politiques qui ont d’ores et déjà annoncé leur candidature. Quels sont leurs projets, leurs intentions et leurs programmes ? Comment compte-t-il convaincre les Algériens de voter pour eux ? Pour répondre à ces questions, Algérie-Focus donnera la parole à tous les candidats en course pour la Présidentielle. Soufiane Djilali, le président du parti Jil Jadid, a été le premier à vouloir répondre à nos questions. Ce candidat à l’élection présidentielle nous explicite son projet et nous parle des mesures qu’ils comptent adopter s’il est élu en avril prochain Président de la République algérienne. Entretien. 
    Propos recueillis par Abdou Semmar
    M. Soufiane Djilali, pouvez-vous d’abord nous parler de vous, de votre parcours, de votre vie personnelle. Qui est Soufiane Djilali ?
    Je suis issu d’une vieille famille algéroise, dont le Cheikh Abderrahmane el Djilali en est l’illustre représentant. J’ai fait mes études à Alger jusqu’au doctorat vétérinaire. Puis, j’ai fait un DEA, un 3ème cycle puis un Doctorat d’Etat (en immunologie) en France, Paris 6. J’ai toujours aimé suivre les événements dans mon pays et dans le monde. Mon père, que Dieu ait son âme, avait un commerce papeterie librairie à El Annasser (ex-Ruisseau). Dès mon jeune âge, je lisais tout ce qui était là. Les livres mais aussi tous les journaux qu’il y avait sur l’étalage, ainsi que les périodiques. Une fois en France, en 1982, j’ai eu accès à un formidable fond bibliothécaire. Je me suis alors intéressé autant à tout ce qui tournait autour de mon métier mais aussi à l’Histoire, les civilisations, la politique etc.…
    J’aurai pu rester dans mon laboratoire où j’avais d’excellents résultats. J’ai publié une trentaine d’articles scientifiques dont certaines dans des revues scientifiques prestigieuses (Leukemia, Journal of cancer etc…). Mais voilà, le 5 octobre 1988 est venu. Je me suis senti obligé de m’impliquer dans la vie politique de mon pays. Le confort que j’avais en France n’était pas le mien. Lorsque je me promenais dans les jardins de Paris, j’avais un pincement au cœur : tout ceci est si beau mais au fond, je n’avais pas le droit d’en profiter. Il fallait faire cela dans mon pays.
    Cela vous explique pourquoi lorsque beaucoup de cadres avaient commencé à fuir l’Algérie dans les années 90, moi j’ai alors décidé de faire le voyage inverse. J’ai tout abandonné pour rentrer au pays dès 1990 et m’engager dans l’action politique. Il y a eu l’aventure du PRA, les drames du terrorisme, la venue de Bouteflika, les tentatives infructueuses de créer le MLD, puis El Badil. En 2011, j’ai compris qu’une fenêtre s’ouvrait enfin. Il fallait en profiter. J’ai alors créé, en compagnie de mes amis, Jil Jadid. Le reste de l’histoire est connue.
    Quel sens donnez-vous à votre engagement en politique ? Et comment avez-vous éprouvé la nécessité de devenir politicien ?
    D’abord, il y avait très tôt un intérêt pour la politique. Mon adolescence se déroulait alors que le monde vibrait. Mai 68, mais aussi les non alignés, Boumediene, les révolutions, la Palestine… Mais dans les faits, je ne m’étais jamais engagé. Ni au parti unique qui me donnait un sentiment de répulsion, ni dans les mouvements estudiantins, trop populistes et démagogiques à mon sens. Ce n’est qu’avec l’avènement du multipartisme que j’ai trouvé une première voie, celle que proposait le PRA, fondée sur une analyse de la société inspirée des travaux de Malek Bennabi.
    Dans ces choix, il faut toujours considérer les hasards en même temps qu’un tempérament, une culture et même une psychologie. C’est un tout.
    Vous avez annoncé votre candidature à l’élection présidentielle de 2014. Pouvez-nous résumer en quelques mots votre projet politique pour cette échéance cruciale pour l’avenir du pays ?
    En quelques mots… c’est difficile. Disons que l’objectif est réaliste mais en même temps bien difficile : construire un Etat de droit fonctionnant sur des règles démocratiques. C’est simple à dire, c’est autrement plus compliqué à faire. Il faut, pour cela, rétablir un lien avec la société, créer de l’espoir, arriver à faire prendre confiance à la société ; ensuite, commencer à travailler le projet de société, rééquilibrer les valeurs régnantes, solidifier les points forts du pays, travailler les points faibles pour éviter les conflits internes. Ce n’est que dans une troisième étape, qu’un projet de développement qui aura eu l’assentiment d’une large majorité, pourra être mis en œuvre avec quelques chances de succès. Bien sûr, dans tout cela, il y a des priorités, des choses à faire qui n’attendent pas : remettre le pays au travail, monter des institutions légitimes, libérer l’économie, former l’homme et la femme de demain… Aujourd’hui, au fond, tout est urgent, tout est vital. Il faudra mener plusieurs fronts à la fois, tous capitaux pour l’avenir du pays.
    Comment comptez-vous incarner le changement tant espéré par les Algériens notamment les plus jeunes d’entre eux ?
    Il y a des choses que je peux projeter de faire dès maintenant mais beaucoup d’autres choses viendront dans la foulée. Tout dépendra de la réactivité des citoyens. S’il y a un déclic, les Algériens construiront eux-mêmes cet avenir. Je ne serai pas là pour imposer mon égo mais juste pour réguler les énergies. Ce n’est pas au Président de la République aussi génial soit-il de faire l’Algérie. Un bon dirigeant doit organiser le fonctionnement de l’Etat de telle sorte que les citoyens prennent des initiatives dans l’ordre et qu’ils expriment le génie populaire. C’est la différence entre le Président que je veux incarner et le Zaïm infaillible, génial, intelligent, narcissique, qu’a voulu incarner Bouteflika, sans succès bien entendu ! Il y a une grande différence entre croire en son peuple et une enflure personnelle !
    Le chômage, la précarité, le problème du logement et l’emploi font partie des préoccupations majeures des Algériens. Quelles sont concrètement vos propositions pour prendre en charge ces besoins qui martyrisent les jeunes algériens ? 
    N’attendez pas de moi que j’égrène une suite de mesures et de promesses pour faire bien. La vérité est que la situation est très préoccupante. Il y a des décisions importantes à prendre immédiatement pour sauver l’assise financière du pays. Il faut bien se mettre en tête qu’une grave crise est en développement dans le monde. Une crise financière systémique qui va mettre à genoux plusieurs grands pays. L’UE elle-même va devoir revoir ses fondamentaux. En 2014, il y aura des élections pour le parlement européen. Les extrêmes droites vont renforcer leurs rangs et vont devenir très influentes. Or, le nationalisme européen de droite est contre l’actuel Europe tournée vers les USA. Il faudra s’attendre à des bouleversements politiques majeurs. Par ailleurs, les USA sont également en grande difficulté. D’ici à la mi-janvier, ils devront, de nouveau, affronter le mur fiscal. Enfin, la Chine elle-même dont l’économie tournée vers l’extérieur, va souffrir avec l’affaiblissement du marché américain. Ne parlons pas de toutes les difficultés dues aux immenses dettes publiques de ces pays. En 2014, l’Algérie va se retrouver au milieu d’un “océan houleux”. Notre économie est trop faible, nos besoins vitaux nous sont assurés par l’étranger. Rien de sérieux n’a été accompli avec l’actuel pouvoir. Le gouvernement d’aujourd’hui est tout juste bon pour faire rire la galerie et animer les réseaux sociaux. A ce rythme, les choses vont prendre une tournure dramatique. Tout cela annonce de fortes perturbations et le bateau “Algérie” va être secouée. Il faut informer les “passagers”, leur demander de mettre le gilet de sauvetage. Au lieu de cela, le pouvoir nous propose des bonimenteurs, pour nous diriger. C’est d’une inconscience inouïe !
    Il faut très rapidement parler le langage de la vérité aux Algériens. Il n’y a plus où aller… L’Europe se ferme rapidement. Nos concitoyens doivent construire leur vie ici. Il faut engager les vrais chantiers. Booster notre production agricole et l’ensemble de la petite industrie. Le temps presse. En deux ou trois ans, les premiers résultats apparaitront. Pour faire patienter les Algériens, il faut leur présenter du concret, en finir avec la langue de bois, arrêter la corruption, mettre en chantier de vrais projets. La dimension psychologique est dans ce cas primordiale.
    Mon programme sera bientôt présenté. Il y a la vision et les propositions concrètes pour engager le pays vers de nouveaux rivages. Je rendrai public mon programme par partie pour le mettre à disposition d’un débat. La première partie qui sera dévoilée concerne les “valeurs” que j’entends défendre.
    Quelle est votre vision de la relation qu’entretient la religion avec l’Etat ? Etes-vous pour le retour de l’ancien parti dissous le FIS ? Quelle relation entretenez avec la mouvance islamiste et quel regard portez-vous sur ce courant politique ?
    Le courant islamiste en Algérie a une dimension sociologique. Ce qui est sûr, c’est que les partis qui le représentent sont aujourd’hui porteurs d’une vision tout à fait compatible avec la construction de l’Etat de droit et de la démocratie. Il faut continuer à faire un travail d’inclusion et non pas d’exclusion. Par ailleurs, une nouvelle lecture des fondamentaux de notre religion doit être entamée. La liberté de conscience, les libertés civiles, les droits de l’homme, la promotion de l’égalité entre hommes et femmes sont des passages obligés pour aller vers une modernité paisible, calme et respectueuse des citoyens. Rien, absolument rien n’interdit d’aller vers cette forme d’expression de notre religion.
    Quant au FIS, je pense que c’est une vielle histoire. Les citoyens Algériens sont en droit de s’organiser comme ils l’entendent dans le cadre de la loi. Ceux qui ont commis des actes terroristes sont exclus, par la loi, du jeu politique. Que ceux et celles qui agissent par des voies politiques puissent s’exprimer, personne ne pourra le leur interdire. La loi est respectueuse de la liberté de chacun. Il reste que le recours à la violence doit être absolument, totalement et systématiquement puni. Il doit y avoir une barrière infranchissable entre l’action politique et le recours à la force même si elle n’est pas armée. Il faut interdire et punir tous ceux qui sont tentés d’interdire une activité politique, culturelle ou toute autre action légale sous prétexte qu’elle ne correspond pas à leur croyance. La citoyenneté doit être respectée dans sa totalité.
    Enfin, en ce qui me concerne, j’ai des relations tout à fait cordiales avec les partis islamistes tout comme avec les partis laïcs. Le positionnement politique est clivé selon que l’on soit avec ou contre le régime. Pour le reste, on ne partage pas toujours les mêmes idées, mais je crois que cela relève des règles démocratiques.
    Concernant la femme, ses droits et sa condition, envisagez-vous de proposer dans votre programme présidentiel des mesures en direction des Algériennes ?
    Les Algériennes sont l’égales des Algériens. Il faut rééquilibrer ces relations où la femme est toujours victime d’une culture archaïque, voire d’une certaine misogynie. Elles doivent bénéficier des mêmes droits que les hommes. Il nous faut protéger les femmes divorcées ainsi que leurs enfants. C’est un scandale de voir comment sont traitées certaines d’entre elles.
    La société algérienne a fait d’énormes progrès concernant la place et le rôle de la femme. Cette dernière a gagné sa place dans l’espace public, dans l’espace économique. Elle doit encore gagner d’autres droits et d’autres libertés mais sachez que la société évolue et beaucoup de choses deviennent possible. Le nombre de femmes qui s’engagent en politique est aussi significatif de cette évolution.
    L’espace privé est par contre encore trop conflictuel. Les valeurs anthropologiques déséquilibrées agissent encore dans la mentalité algérienne. C’est en fait un choc entre la liberté économique acquise et les contraintes du foyer. Il y a beaucoup de tensions dans le couple et cela génère beaucoup de difficultés, et trop de divorces. Mais je pense qu’une politique plus ouverte pourra dénouer beaucoup de ces conflits.
    Comptez-vous revoir le rôle de l’armée et sa relation avec les institutions de l’Etat algérien ? Comment compteriez-vous composer avec l’establishment militaire algérien ?
    L’armée est au cœur de l’Etat algérien parce que tout simplement elle en est à ses fondements. Cela, c’est l’histoire palpable de notre réalité. Maintenant, il nous faut construire de vraies institutions pour qu’elles puissent faire émerger un Etat de droit. J’ai la conviction que les militaires de haut rang souhaitent la construction de l’Etat de droit. M. Bouteflika avait toute latitude pour le faire, mais ce dernier ne cherchait pas à construire le pays, il voulait le maîtriser. Aujourd’hui, Bouteflika se retourne contre ceux qui l’ont fait roi. C’est un processus connu : les rois veulent éliminer ceux qui les ont aidés à le devenir. C’est pour cela qu’il faut un Président et non pas un Zaïm. Cela se passe d’abord dans la tête. Par ailleurs, je pense qu’il serait sage d’inscrire dans la constitution les règles de protection de la République. L’institution militaire est celle qui est la mieux organisée pour ce genre de responsabilités. Des mécanismes doivent être institués pour éviter que de nouveau, un Président se « prend la tête » et refuse l’alternance. En 2008, le Président Bouteflika avait installé le coup d’Etat permanent. Si un mécanisme de protection constitutionnel avait été prévu, il n’aurait pas eu l’audace de renverser aussi facilement les règles du jeu. Aujourd’hui, ses partisans se cachent derrière cette constitution pour le pousser à un 4ème mandat. Pourtant il l’a modifié de façon illégale car il aurait fallu passer par référendum. Plus que cela, il l’a faite amender par une assemblée sans légitimité et à laquelle il ne s’est jamais adressé ! Le pays est une « chose » pour M. Bouteflika, un jouet pour flatter son ego. Il n’a rien à faire des Algériens. Mais ils sont trop nombreux à être crédules. Quand j’entends certain l’encenser et l’appeler « babana », j’ai de la pitié pour eux !
    Si Abdelaziz Bouteflika se présente demain officiellement pour un quatrième mandat. Pensez-vous que vous êtes suffisamment outillé pour le concurrencer et le battre dans cette élection présidentielle ?
    Une candidature de l’actuel Président relèverait de l’inconscience pure et simple. L’homme est atteint au moins physiquement. Comment pourrait-il présenter son dossier au Conseil constitutionnel ? Comment pourrait-il faire campagne ? Et surtout comment dirigerait-il le pays s’il devait être encore une fois intronisé ? En réalité, s’il se représente, je crois qu’il le fera après avoir tout verrouillé. Dans ces conditions, il ne s’agirait plus d’une élection mais d’un coup d’Etat. L’opposition prépare aujourd’hui des propositions pour un scrutin honnête. Si ce n’est pas le cas, je pense que personne de sérieux n’a envie de se faire utiliser !
    S’agissant de la fraude électorale, envisagez-vous d’adopter des mesures pour la contrecarrer et l’empêcher ?
    Si Bouteflika renonce à l’amendement constitutionnel et à sa candidature, ce qui est notre demande, alors l’élection prendra sens et deviendra crédible. Les candidats devront avoir des garanties sur le fichier électoral et la possibilité de contrôler le déroulement du vote et du décompte des voix. Maintenant, s’il s’agit juste d’une opération marketing pour engager un 4ème mandat, les choses seront alors revues !
    Comment comptez-vous convaincre les Algériens pour qu’ils accordent leurs votes ? Et comment espérez-vous les mobiliser alors que le spectre de l’abstention plane sur ces élections ?
    Je vais vous dire une chose. Si les Algériens prenaient conscience de leur poids et qu’ils agissaient en force lors du scrutin, alors l’Algérie opérera l’une des plus grandes révolutions démocratiques dans le monde. Mais les Algériens ont trop longtemps été travaillés psychologiquement pour abandonner immédiatement la partie. Ils sont devenus défaitistes, ne croient pas en eux-mêmes et au moindre bluff des Saidani et consorts et voilà que tout le monde se résigne. C’est là que réside la clef de l’avenir du pays. Si le peuple se mobilisait lors des élections comme il le fait pour un match de football, nul ne pourra trafiquer. Mais voilà, pour cela, il faut une haute conscience politique, ce que le règne du parti unique et de l’homme unique ont saccagé en toute conscience ! Alors attendons un peu, tout peut arriver les prochaines semaines. L’Algérie peut replonger dans le désespoir avec ce Président et son clan comme elle peut reprendre son destin entre les mains. De toutes les façons, nous le saurons bientôt !
    Si vous êtes élu Président de la République, quelles seront les premières mesures politiques, économiques et sociales que vous allez adopter ?
    Le premier acte est de parler aux Algériennes et aux Algériens ! Puis, dissoudre l’Assemblée et refaire des élections incontestables. Ensuite, avec les partis représentés au parlement, ouvrir une vraie consultation sur l’avenir constitutionnel du pays. Une nouvelle constitution serait alors présentée au peuple pour référendum. En parallèle, il faudra former un gouvernement d’union nationale. Il faudra dépasser très vite les clivages et les conflits. Au bout de 6 mois à une année, le paysage politique et institutionnel serait alors transformé. Les vraies réformes pour l’Etat de droit, la justice indépendante, l’élimination de la bureaucratie etc. pourront alors être entamées. En deux ans, l’Algérie, sur le plan politique et institutionnel aura un nouveau visage. Enfin, on pourra s’attaquer frontalement aux problèmes du développement et de l’amélioration du niveau de vie, non pas par la distribution de la rente et la corruption mais par l’effet de la plus valeur du travail…
    Quelle vision avez-vous de l’avenir de l’Algérie et de sa jeunesse ?
    “Algérie” et “jeunesse”, voilà deux mots qui vont être une même réalité. S’occuper de l’Algérie c’est prendre en charge la jeunesse, pleine de vitalité et d’énergie mais malheureusement sans encadrement. Notre jeunesse manque cruellement de formation, d’encadrement, d’orientation… Elle est abandonnée, vouée à errer pour survivre. C’est fondamentalement cela qu’il faudra changer. C’est pour refléter ce besoin, que notre parti s’appelle Jil Jadid, nouvelle génération. Il faut maintenant apporter quelque chose de nouveau, de plus intelligent, de plus communicatif. Le gouvernement doit changer de comportement et de mentalité. C’est comme si vous comparez une teuf-teuf  des années 60 avec une voiture de 2013. A priori, toutes les deux sont faites pour vous transporter, mais avec une telle différence de qualité ! Ce sera la même chose pour la gouvernance !
    Un dernier mot ?
    Vous êtes la preuve vivante de ce que je dis. Voyez combien internet est consulté. Votre journal a de la notoriété pourtant il est sur du virtuel… L’avenir appartient à l’intelligence ! Lorsque l’intelligence sera au pouvoir, l’avenir de l’Algérie prendra des couleurs !

    Algérie Focus

    Ali Benflis : le candidat du “changement” ou le candidat du “système” ?

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    Après des mois de tergiversations et de spéculations, Ali Benflis se lancera, finalement dans la bataille. L’information n’est toujours pas officielle, mais des sources concordantes indiquent clairement que l’homme va annoncer, dans les jours à venir, officiellement sa candidature à l’élection présidentielle d’avril prochain.
     Agé de 70 ans, Ali Benflis laisse aux Algériens une impression d’un ancien Premier ministre qui a « osé » se porter candidat lors de la Présidentielle de 2004. Mais avant d’en arriver là, Ali Benflis avait, derrière lui, une carrière autant pleine que controversée.
    Pour donner une image soft à l’homme, ses partisans le présentent comme étant issu de la « société civile ». Car, il y a 25 ans de cela, Ali Benflis, alors avocat dans sa ville natale de Batna, avait été chargé, en compagnie d’autres juristes, de créer la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme pour contrecarrer la Ligue algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme, créée par des opposants.
    Dès l’ouverture « du champ politique », Benflis avait été nommé, sous le gouvernement de Mouloud Hamrouche, ministre des Droits de l’Homme. Les partisans de Benflis attestent que l’homme avait démissionné. D’autres sources indiquent, par contre, que le ministre avait été « limogé » au même titre que le reste du gouvernement.
    Durant la décennie 1990, Ali Benflis est retourné dans sa ville de Batna pour exercer son métier d’avocat. Il a repris son poste de membre du Comité central en 1996 avant d’être nommé par Abdelaziz Bouteflika comme directeur de campagne, puis chef de cabinet à la Présidence de la République une fois élu en 1999. Benflis deviendra une alternative « sérieuse » dès la démission de Ahmed Benbitour en août 2000. Mais au fil du temps, le Premier ministre commençait à nourrir des ambitions présidentielles poussant ainsi le chef de l’Etat à le limoger le mois de mai 2003, une année avant l’élection de 2004. Depuis, Benflis est rentré chez lui.
    De son passage à la tête du gouvernement, Benflis a laissé l’empreinte d’être derrière l’interdiction des marches à Alger. L’homme avait également conduit les premières négociations avec les délégués « taiwan » de Kabylie. Ces discussions avaient conduit à l’introduction de Tamazight comme langue nationale. Certains voient en Ali Benflis un « homme courageux » pour s’être confronté à Abdelaziz Bouteflika. D’autres pensent, par contre, que l’ancien premier ministre avait servi de « parfait lièvre » au candidat du système. Aura-t-il, cette fois-ci, le même rôle ? Attendons sa déclaration de candidature.
    Algérie Focus

    IL PERMET DE COMMENCER LA BATAILLE SANS SE MOUILLER : Internet, l'antichambre de la présidentielle

    Alors que sur le terrain, c'est le flou total, la bataille pour le scrutin d'avril prochain bat son plein sur la Toile!
    Coups bas, montages, soutiens pour de probables candidats, promotion et annonce pour d'autres,... Internet est l'antichambre du scrutin d'avril prochain! C'est le moyen de commencer la bataille, sans entièrement se mouiller. Le premier à avoir donné le signal de la bataille du Net, est Rachid Nekkaz. L'homme d'affaires franco-algérien a depuis des mois entamé sa campagne via les réseaux sociaux. Il a créé son site «nekkazpresident.com». Et il s'est même payé des publicités sur Facebook. Celles-ci afin de se faire connaître du grand public, mais également de ramasser les signatures nécessaires pour pouvoir déposer sa candidature à cette échéance électorale. «Nekkazpresident» est donc un mot qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux. Cet homme politique français a ainsi préparé sa candidature sur l'arène des TIC. Une idée qui n'a pas laissé indifférent un candidat plus sérieux que Nekkaz, à savoir Ali Benflis. Dans la vie réelle, l'ex-Premier ministre n'est pas encore candidat, mais dans le virtuel, il l'est déjà. Des comités de soutien des quatre coins de la planète ont été créés sur les réseaux sociaux. Depuis, trois à quatre mois, ils appellent les Algériens à soutenir cette candidature. Mais le plus surprenant, c'est que ces comités de soutien d'un autre genre annoncent sans ambages que Ali Benflis est candidat à la prochaine présidentielle! Ils parlent même de la date de l'annonce de sa candidature officielle. Bref, ils mènent une véritable campagne présidentielle, mais dans un monde virtuel.
    Tout comme Soufiane Djilali. Le président du parti Jil el Djadid a, lui également, lancé sa campagne électorale via les réseaux sociaux. Même chose pour Ahmed Benbitour. L'ex-chef de gouvernement a rejoint cette campagne Web. Comme ses autres compères, des pages Facebook ont été créées à sa gloire pour faire sa pub, mais surtout pour collecter les signatures nécessaires à sa candidature. Néanmoins, ni Rachid Nekkaz, ni Ali Benflis et encore moins Benbitour ne font le poids devant les «loups» de la Toile. Eux ils se font discrets, ils travaillent en sous-terrain et personne ne les soupçonne de maîtriser l' «art» de la guerre électronique. Il s'agit de la mouvance islamiste! Oui, les islamistes sont bien présents sur la Toile. C'est même les mieux préparés pour ce genre de bataille. D'ailleurs, ils avaient montré leur force «électronique» lors des élections législatives de mai 2012. Par exemple, la page Facebook de l'Alliance verte comptait plus de deux millions d'adhérants lors de ces élections. Ils sont donc en force, et contrairement aux autres candidats qui ont opté pour la Toile comme précampagne, ils ne se font pas remarquer. Mais en réalité, ils sont très actifs. Ils disposent de plusieurs sites, groupes, chaînes YouTube... pour faire leur propagande. Le secret de leur réussite est le fait qu'ils ont formé depuis l'éclatement dudit printemps arabe, plus d'un millier de jeunes à la propagande électorale sur le Net. Leur coup d'essai était lors des législatives de 2012. Mais leur véritable but est la présidentielle de cette année. Selon les «geeks» algériens qui suivent de prêt la Toile et ses secrets, cette mouvance a opté pour une contre-propagande. «C'est-à-dire, elle tente de discréditer ses adversaires probables en mettant en ligne des vidéos ou tout autres phrases en leur défaveur», soulignent les mêmes observateurs. Cette remarque nous fait automatiquement penser à la star incontestée de la Toile, Abdelmalek Sellal, dont le nom est le plus évoqué pour succéder au Président Abdelaziz Bouteflika, dans le cas bien sûr où celui-ci ne se présenterait pas à un quatrième mandat. Le Premier ministre est, en effet l'homme le plus visé par certains groupes d'internautes, qui, comme par hasard, jouent sur la religion et tentent de lui coller une étiquette de «mécréant» en déformant ses propos. D'ailleurs, l'attaque la plus virulente qu'il a subie vient de la part du chanteur de rap, Lotfi Double Kanon. Qui depuis quelque temps, s'est découvert un talent de «mufti» et pourvoyeur de leçons de morale. Lotfi a canardé le Premier ministre dans une chanson où il l'accuse de «tromper» l'opinion publique. Mais mis à part cette chanson, ses attaques sont restées dans les règles de l'art. Cela avant qu'un autre parti ne se mêle de la partie... Cette semaine, la campagne électorale virtuelle est entrée dans son aspect politique négatif. Un grotesque montage a été fait de Sellal avec une employée chinoise où on a ajouté le mot «batata» (patate), pour faire croire que le Premier ministre l'avait insultée de la sorte! Grosso modo, voilà donc l'ambiance et l'effervescence électorales qui règnent sur la Toile. A défaut du réel, on se contentera pour l'instant du virtuel...

    L'EXPRESSION

    Présidentielle : Le général Yala va annoncer sa candidature

    Le général Mohand Tahar Yala, 66 ans, compte se déclarer candidat à la présidentielle après la convocation du corps électoral.
    L’ancien commandant des forces navales présentera les grandes lignes de son programme, axé sur la citoyenneté.
    En avril 2012, cet ancien officier supérieur, converti à la politique depuis sa retraite, avait lancé le Mouvement national pour la citoyenneté dont il est toujours à la tête. «L’Algérie, notre maison, est divisée par 132 années de colonisation et 50 années de désillusions, de médiocrité, d’usurpation, de falsifications, d’abus de toutes sortes et de corruption, hélas devenue systémique ces dernières années. Ces divisions, créées et entretenues entre les Algériens depuis bientôt deux siècles, mettent l’Algérie en danger d’éclatement», avait-il déclaré à El Watan en octobre 2012.
    Dans ses contributions au quotidien, le général Yala, qui avait aussi plaidé pour un «changement anticipé» et «l’interruption du mandat actuel» du président Bouteflika, a déjà dressé un bilan économique et politique du pays. «L’économie va mal, tant elle est basée sur la rente. Les exportations d’hydrocarbures couvrent 98% des entrées en devises, malgré les efforts déclarés de sortir de la spirale de dépendance. Les activités stratégiques, souvent mises sur pied au prix de grands sacrifices dans les premières années d’indépendance, ont purement et simplement été bradées, a-t-il déclaré en mai 2013. Le recours à l’importation anarchique est devenu la règle. L’Algérie importe même des ouvriers, alors que comme chacun le sait, une grande partie de sa jeunesse est au chômage, sans ressources, frustrée, désespérée.»

     EL WATAN