lundi 3 mars 2014

Ces Algériens de l’étranger qui font campagne pour Ali Benflis

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De l’Europe à l’Amérique du Nord en passant par les pays du Golfe, des comités de soutien à Ali Benflis fleurissent un peu partout sur le globe. Apparus de façon spontanée, il y a plusieurs mois, ils se structurent avec l’appui de l’équipe de campagne du candidat.

Les accents se mêlent, les fuseaux horaires se chevauchent, mais, malgré l’éloignement, les expatriés algériens continuent de se soucier des affaires intérieures de leur pays natal. “Nous ne sommes pas des immigrés, nous sommes des Algériens à part entière”, affirme Atika Boutaleb, fervente soutien du candidat Ali Benflis. “J’ai laissé des neveux, des amis, des voisins au pays. Au Canada, je vis dignement, ce n’est pas leur cas”, explique Malika El Nour, qui partage les même opinions politiques que Atika Boutaleb.
En dehors des frontières nationales, les soutiens à Ali Benflis sont de loin les plus visibles. En anglais, en français et même en suédois, les slogans de la campagne du candidat malheureux en 2004, qui retente sa chance dix ans après, se déclinent en de multiples langues. 
Un engouement né en 2011
Pionnière dans la mobilisation à l’étranger en faveur de Ali Benflis, Atika Boutaleb a lancé une première page Facebook en l’honneur de l’ancien homme fort du FLN en 2011, à l’époque où les voisins arabes étaient touchés par le Printemps arabe. “On a compris que le changement pouvait venir par les urnes en 2014″, se souvient cette chef d’entreprise, expatriée en Californie depuis plus de 15 ans. Elle ajoute : “En octobre 2013, ma page, qui ne faisait que parler d’un homme politique, est devenu une page de soutien à Ali Benflis”. Aujourd’hui, le “Comité de soutien Amérique du nord” fédère plus de 131.000 adhérents. Principalement des jeunes. “En majorité, ils ont moins de 24 ans”, indique la gestionnaire de cette page Facebook.
Comme Atika Boutaleb, Malika El Nour n’a pas attendu que Ali Benflis annonce officiellement sa candidature à l’élection présidentielle du 17 avril, à l’hôtel du Hilton à Alger le 19 janvier dernier, pour fonder un groupe de soutien québécois. Sa page Facebook, “Comité de soutien à Ali Benflis à Montréal” compte presque 7.000 sympathisants. Mais ces comités de soutien ont reçu le “feu vert” de l’équipe de communication du candidat pour une campagne de proximité qu’après le 19 janvier. Atika Boutaleb projette ainsi de sillonner la Californie dans les semaines à venir et d’organiser des meetings “là où la communauté algérienne  est la plus nombreuse sur la côte Ouest, c’est-à-dire à Sand Diego et San Francisco, dans un premier temps”, confie-t-elle. A plusieurs milliers de kilomètres de là, au Québec, la campagne de terrain a déjà commencé. Touts les lieux de rencontre, du simple café de quartier, à la mosquée en passant par les hammams, offrent l’opportunité de glisser un petit mot en faveur de leur champion, explique Malika El Nour, arrivée à Montréal en 2002. “On ne dispose pas de bureau mais on trouve toujours des espaces de rencontre. On a pris nos habitudes aux cafés de la rue Jean Talon. On a déjà rendu visites aux étudiants dans les facultés de la région comme l’université de Sherbrooke et McGill”, précise-t-elle, reconnaissant qu’il est souvent difficile de braver des températures glaciales d’Amérique du nord : “On a plutôt tendance à privilégier les discussions sur skype et les réseaux sociaux en ce moment”.
Des journées de 12 H
Leurs pages regorgent d’informations sur le candidat sans étiquette, entouré toutefois d’une partie des cadres du puissant FLN : vidéos d’anciennes allocutions de Ali Benflis, programme présidentiel, agenda officiel, biographie etc. Un travail de collecte d’informations colossal et chronophage. Pour ces militants engagés auprès de Benflis, la campagne électorale est effectivement devenue une activité à temps plein. “Je suis aux aguets toute la journée, je reçois plusieurs alertes. Je mets à jour ma page Facebook au moins quatre fois dans la journée. Au total, ça me prend plus de 12 heures par jour”, raconte Atika Boutaleb, qui a délégué la gestion de son entreprise d’importation d’objets africains de décoration à ses employées, jusqu’au scrutin.
Autofinancés
Nés d’initiative citoyenne, ces comités se structurent avec l’appui de l’équipe de communication de Ali Benflis. On leur envoie du visuel : affichage, portraits du candidat etc. et des éléments de langage pour mieux restituer le discours officiel, indique Fatma-Zohra Bouchemla, qui coordonne les groupuscules répandus sur l’ensemble de la planète, depuis le QG de Ali Benflis, installé sur les hauteurs de Alger. Mais les comités de soutien ne peuvent attendre aucun coup de pouce financier de la part de l’équipe de campagne. “Aucun dinar n’a été donné à ces comités. Il s’autofinancent. Par exemple, à Paris, un commerçants a décidé de mettre son local à disposition”, assure Fatma-Zohra Bouchemla, coordinatrice de la campagne à l’étranger.
Qu’est-ce qui pousse ces militants, vivant pourtant loin des tracasseries du quotidien en Algérie, à s’investir autant dans la campagne de Ali Benflis ? La majorité des expatriés algériens interrogés, qui disent voter pour Ali Benflis à la prochaine élection présidentielle, n’était pas de la partie en 2004. Ils se sont pour la plupart contenté de voter pour celui qui a subi une cuisante défaite face au Président sortant Abdelaziz Bouteflika en 2004 et se sont abstenus en 2009 car Benflis ne concourrait pas cette fois-là et parce que les “jeux étaient pipés”. Dix ans après, les pro-Benflis, domiciliés à l’étranger, croient que le deuxième essai sera le bon. “L’énergie autour de cette campagne est différente. Le changement est très attendu. Les faiseurs de rois vont vouloir s’en mêler mais la donne a changé. On est arrivé à un point où le changement viendra par les urnes”, estime celle qui administre le comité de soutien nord-américain. Si Atika Boutaleb découvre le militantisme politique sur le tard, Malika El Nour l’a reçu en héritage. “Je suis issue d’une famille de moudjahid et syndicaliste. En plus, je suis révoltée car je peux faire affaire avec le monde entier mais je n’arrive pas à exporter mes produits naturels, des compléments alimentaires pour animaux, en Algérie. C’est purement à cause de raisons bureaucratiques, on me demande des documents qui n’ont aucun sens. Ça fait un an et demi que je me bats”, se lamente cette dirigeante d’une PME, établie à Montréal.
Symbolique
Elle espère que les choses changeront si Ali Benflis est élu Président de la République. “Il m’inspire confiance. Il veut mettre fin aux déchirures au sein de la société algérienne, c’est un rassembleur. Et il place la jeunesse au coeur de son programme”, énumère Malika El Nour . Le discours sur la jeunesse c’est justement ce qui séduit le plus les expatriés algériens. “Ali Benflis ne sera pas un Président qui s’éternisera au pouvoir. Il préparera la relève”, renchérit ainsi Atika Boutaleb, bluffée par le “courage” de l’homme. “J’étais étudiante en droit en 1991 quand il a claqué la porte du ministère de la justice (ndlr Benflis a été démis de ses fonctions par le Premier ministre de l’époque, sans doute suite à  son refus de cautionner l’annulation des élections législatives de 1991). Je l’ai trouvé hyper courageux, se souvient-elle, même si l’a fait partie d’un gouvernement et a même géré une équipe gouvernementale, il a su rester prêt de ses principes”.
Aujourd’hui, la priorité pour ces comités n’est pas tant d’appeler à voter Benflis que d’inciter les citoyens algériens, résidant à l’étranger, à s’inscrire sur les listes électorales au consulat d’Algérie de la ville de laquelle ils dépendent. Ils sont quelques 990.470 électeurs algériens à vivre à l’extérieur des frontières nationales, soit 4% du corps électoral. Un poids dérisoire qui “n’a pas de véritable impact sur le résultat final”, reconnait Fatma-Zohra Bouchemla. “Mais leur mobilisation est importante symboliquement. Ils sont les premiers à voter, ils lancent une dynamique”, soutient-elle. Ainsi, sur le terrain, les pro-Benflis se mobilisent. “Ce vendredi (ndlr 24 janvier), on a distribué des lettres aux imams afin qu’il les lisent durant le prêche. Dans ces lettres, on invite les expatriés à s’inscrire sur les listes électorales”, raconte ainsi la fondatrice du groupe de soutien québécois. Objectif : concrétiser l’engouement que suscite la campagne de Ali Benflis à l’étranger en suffrages. “Beaucoup nous ont dit qu’ils soutenaient Benflis mais au final très peu sont allés votés en 2004″, regrette Fatma-Zohra Bouchemla, qui était déjà à la tête des opérations lors de la première tentative de Ali Benflis. Bis repetita en 2014 ?
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Election présidentielle 2014 : La réplique des pro-Bouteflika sur les réseaux sociaux

bouteflika supporters
Les soutiens du Président-candidat Abdelaziz Bouteflika investissent à leur tour les réseaux sociaux et tentent de rattraper leur retard sur les opposants au 4ème mandat, qui utilisent depuis longtemps ces nouveaux outils de campagne.

“Tous ensemble pour la continuité et l’achèvement des réformes de son excellence le Président Bouteflika !!!”. C’est l’appel lancé sur la page Facebook “Un million de “J’aime” pour Bouteflika”, alors que la campagne électorale commence à s’animer entre les boycotteurs du scrutin et sympathisants du régime.
Cette semaine, les soutiens du Président Abdelaziz Bouteflika ont sérieusement emboîté le pas à leurs adversaires sur les réseaux sociaux. A croire que les partisans du Président-candidat ne veulent plus déserter ce terrain de campagne, comprenant que c’est aussi là que se joue l’élection présidentielle 2014. A l’approche du lancement officiel de la campagne le 23 mars prochain et certainement sous l’effet du mouvement “Barakat!”, les électeurs d’Abdelaziz Bouteflika redoublent donc d’efforts ces derniers jours.
C’est notamment le cas sur Twitter. En moins d’une semaine, plusieurs profils pro-Bouteflika ont vu le jour sur le site du micro-blogging. Objectif : faire entendre la voix de ceux qui soutiennent le 4ème mandat dans un média social, prisés par les opposants du chef de l’Etat.


@Bouteflika-2014 et @ZlabiyaAr sont les deux Twittos pro-Bouteflika les plus actifs, avec une centaine de Tweets déjà postés en quelque jours. Samedi 1er mars, ils se sont même adonné à un live tweet, à c’est-à-dire à une couverture en direct sur Twitter du meeting du Mouvement populaire algérien d’Amara Benyounès, durant lequel le Secrétaire général du parti à défendu bec et ongles l’oeuvre du Président Abdelaziz Bouteflika depuis 1999. Mais qui se cache vraiment derrière ces profils? Interrogés par des utilisateurs de Twitter, aucun des managers de ces comptes pro-Bouteflika n’a voulu révéler son identité, pour le moment.
Twitter est une caisse de résonance pour les défenseurs du 4ème mandat. Sur cette plateforme, 140 caractères suffisent effectivement pour défendre le bilan du Président sortant. Emploi, croissance, sécurité … Les soutiens de Bouteflika abordent tous les sujets dans des messages courts et explicites, appelant à une continuité de la politique du Président :
 Twitter offre également un espace d’échanges et de discussions pour les anti et pro-Bouteflika. Les soutiens du Président en poste ne manquent ainsi pas de répondre à leurs contradicteurs. Mais encore peu aguerris à l’exercice et parfois à courts d’argument, ils s’aventurent dans des argumentaires hasardeux. A l’image du tweet comparant l’âge d’Abdelaziz Bouteflika à celui du Président israélien, Shimon Pérès, dans le but de d’assurer, que finalement, que le Président-candidat n’est pas si âgé que ses opposants le laissent entendre :
Mais sur Twitter, les soutiens d’Abdelaziz Bouteflika mobilisent encore peu. Le compte “Soutien M. Bouteflika” n’est suivi que par 37 personnes tandis qu’une seule personne s’intéresse pour l’heure aux messages de Zlabiya. En outre, le hashtag, mot clef, #OuiAUn4èMandat n’a été repris que deux fois. Il est donc loin de concurrencer le #Bara4 des anti-4ème mandat. Malgré tout, les administrateurs de ces profils affirment être les porte-voix d’un  mouvement populaire plus large :
@msirdi31 je ne suis qu’un arbre qui cache une forêt défendant becs et ongles son excellence M. Abdelaziz #Bouteflika
— Soutien M.Bouteflika (@Bouteflika_2014) March 1, 2014
Le réseau social créé par Mark Zuckerberg sert également de tribune aux soutiens d’Abdelaziz Bouteflika. Des profils à la gloire du Président en poste ont été créés bien avant leurs homologues sur Twitter. C’est d’ailleurs sur Facebook que les prémisses d’une campagne 2.0 pro-Bouteflika sont apparus. Ainsi, un comité de soutien à Bouteflika a été lancé le 27 août 2011, quasiment trois ans avant l’élection de 2014, une page de soutien au Président, “10 millions d’Algériens qui soutiennent Bouteflika”. Ouverte le 13 novembre dernier, la page ”Un million de “J’aime” pour Bouteflika” ambitionne de faire réélire le Président pour un 4ème mandat afin d’”achever son projet de société”.
Mais là encore les soutiens au Président ne font pas le poids face à la mobilisation des opposants au régime, plus nombreux, plus actifs et mieux organisés. Quatre mois après son lancement, ”Un million de “J’aime” pour Bouteflika” ne compte que 218 fans tandis qu’en 3 ans la page ”10 millions d’Algériens qui soutiennent Bouteflika” n’est parvenu à réunir que 593 fans.
En attendant le verdict des urnes le 17 avril prochain, les soutiens des pro-Bouteflika peinent donc à riposter aux opposants de tous horizons, qui semblent bien partis pour remporter au moins ce combat-là.
Algérie focus
 

Présidentielle : Benbitour et Yala jettent l’éponge

Deux candidats à la candidature pour la présidentielle d’avril 2014, Ahmed Benbitour et Mohamed Tahar Yala, se sont retirés ce lundi matin.  Les deux ont fait l’annonce lors de deux conférences de presse distinctes. Benbitour à El Harrache et Yala au siège du parti Jil Jadid. Le Général en retraite Mohamed Tahar Yala a annoncé son retrait tout en lançant un appel aux Algériens à « se mobiliser pour arrêter ce processus électoral, nous en appelons aux anciens de l'ALN, aux cadres retraités, à tous les hommes politiques pour mettre fin à un régime agonisant. Nous appelons nos jeunes et nos compatriotes à l'étranger à dire non à l'assassinat de notre pays ».
Rédaction WEB/ LIBER

Candidature à la présidentielle: le président Bouteflika dépose son dossier au Conseil constitutionnel

Candidature à la présidentielle: le président Bouteflika dépose son dossier au Conseil constitutionnel
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a déposé lundi au Conseil constitutionnel son dossier de candidature à l'élection présidentielle du 17 avril prochain.
Le président sortant est ainsi le cinquième postulant ayant déposé officiellement son dossier de candidature au Conseil constitutionnel, avant la clôture de la période de dépôt de dossier de candidature fixée au 4 mars à minuit.
Les autres candidats sont le président du Front national algérien, Moussa Touati, le président du Front El-Moustakbel (FM), Abdelaziz Belaïd, le président du Rassemblement algérien (RA), Ali Zaghdoud, et la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune.
L'ancien chef du gouvernement, Ali Benflis, (août 2000-mai 2003), devra déposer mardi son dossier de candidature, a-t-on appris auprès du Conseil constitutionnel.
Depuis la convocation du corps électoral, une centaine de postulants avaient retiré les formulaires de candidature délivrés par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales.
Deux personnalités politiques ont annoncé publiquement leur retrait de la course à la magistrature suprême. Il s'agit de l'ancien chef du gouvernement, Ahmed Benbitour (décembre 1999-août 2000), et du président du parti Jil Djadid, Soufiane Djilali.
"Nous estimons que notre participation à la prochaine élection présidentielle sera infructueuse pour notre action politique, d'une part, et pour le pays, d'autre part", a indiqué M. Benbitour lundi lors d'une conférence de presse, estimant que son retrait de la course "servira davantage le pays".
Pour sa part, le président du parti Jil Djadid avait annoncé son retrait malgré, a-t-il souligné, l'obtention du nombre de signatures exigé par la règlementation en vigueur.
"J'ai les signatures requises mais je n'irai pas les déposer au Conseil constitutionnel. Je ne veux pas participer" à cette élection, a-t-il dit.
Dans un communiqué rendu public mardi dernier, le Conseil constitutionnel avait rappelé que la date limite du dépôt des dossiers de candidature à l'élection présidentielle du mois d'avril prochain était fixée au 4 mars 2014 à minuit.
Le Conseil constitutionnel rendra publique la liste des candidats en lice pour la présidentielle dix (10) jours à compter de la clôture de la période de dépôt des dossiers, rappelle-t-on.
Avant cela, le Conseil vérifiera la conformité des dossiers notamment en ce qui concerne le nombre de signatures (d'électeurs ou de citoyens) que tout candidat doit rassembler.

APS

Présidentielle: quatre postulants déposent leurs dossiers au Conseil constitutionnel

Présidentielle: quatre postulants déposent leurs dossiers au Conseil constitutionnel
Depuis le lancement de l'opération de dépôt de candidatures, quatre postulants ont jusqu'à présent remis leur dossier au Conseil constitutionnel pour participer à l'élection présidentielle du 17 avril, en attendant que d'autres le fassent avant la date limite fixée au 4 mars à minuit.
Les quatre postulants qui ont déposé leur dossier de candidatures sont le président du Front national algérien, Moussa Touati, le président du Front El-Moustakbel (FM), Abdelaziz Belaid, le président du Rassemblement algérien (RA), Ali Zaghdoud, et la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune.
Dans une déclaration à la presse au terme du dépôt de son dossier au Conseil constitutionnel, le président du FNA avait appelé le peuple algérien à participer massivement à la prochaine élection présidentielle pour "opérer le changement".
Le président du FM, avait lui aussi appelé à une forte participation à l'élection présidentielle du 17 avril dans le but de consolider les principes de la démocratie et rétablir la confiance entre les citoyens et l'Etat.
De son coté, le président du RA, Ali Zaghdoud, a affirmé dimanche dans une déclaration à la presse que la prochaine élection présidentielle était une échéance "porteuse d'espoir" pour le peuple algérien qui a le droit de choisir la personne qui dirigera le pays.
La secrétaire générale du PT a quant à elle fait savoir que la participation de sa formation à la prochaine élection présidentielle vise à contribuer à la préservation de la nation algérienne et à offrir le choix au peuple pour déterminer son avenir.
Dans un communiqué rendu public mardi dernier, le Conseil constitutionnel a rappelé que la date limite du dépôt des dossiers de candidature à l'élection présidentielle du 17 avril 2014, était fixée au 04 mars 2014, à minuit.
Le Conseil constitutionnel rappelle également que le dépôt des dossiers de candidature peut s'effectuer tous les jours, y compris le vendredi et le samedi, sur rendez-vous préalable.
En vertu de la réglementation en vigueur le Conseil constitutionnel rendra public la liste des candidats en lice pour la présidentielle dix (10) jours à compter de la clôture de la période de dépôt des dossiers à savoir le 4 mars à minuit, rappelle-t-on.
Avant cela, le Conseil vérifiera la conformité des dossiers notamment en ce qui concerne le nombre de signatures (d'électeurs ou de citoyens) que tout candidat doit rassembler.

APS

jeudi 27 février 2014

Présidentielle 2014 : Benflis dénonce “l’exclusion” de la jeunesse algérienne

benflis annonce candidature
Le candidat à l’élection présidentielle du 17 avril, Ali Benflis, ancien chef de gouvernement, a profité de la commémoration de la journée du Chahid, prévue demain, pour réaffirmer ses positions à l’égard de l’état de la gouvernance en Algérie.

Il évoque essentiellement la jeunesse qui, selon lui, “souffre” d’une «forme d’exclusion» et qui est «habitée par un profond sentiment de ne pas être acteur de son propre avenir». Pour Ali Benflis, «l’esprit de Novembre commande la mise en place d’une transition générationnelle qui va permettre aux jeunes de prendre une part active dans le processus de gouvernance de notre pays». L’ancien chef de gouvernement a tenu, dans sa déclaration, à faire le parallèle avec les valeurs de la guerre de libération nationale et des sacrifices des moudjahidines et chouhadas.
«Etre fidèle au message des chouhadas dans l’Algérie d’aujourd’hui, c’est œuvrer pour l’avènement d’une société des libertés qui consacre les droits individuels et collectifs, ceux-là même que le colonialisme avait allègrement bafoué» a-t-il déclaré, avant d’ajouter : «Etre fidèle au message des chouhadas dans l’Algérie d’aujourd’hui, c’est instaurer les règles de la bonne gouvernance, les règles de la moralisation de la vie publique; celles que le peuple algérien appelle de tous ses vœux, meurtris par les pratiques dévastatrices de la mauvaise gestion, du népotisme, du régionalisme et de la corruption».
Sur un autre plan, Ali Benflis n’a pas omis de s’exprimer sur la situation de la femme algérienne. Il estime que «le souvenir de nombreuses chahidates nous rappellent que la situation de la femme doit connaître des avancées significatives dans le respect de nos valeurs non sans intégrer les vertus de la modernité». Pour celui qui fut secrétaire général du FLN, travailler pour un Etat moderne, démocratique et prospère, c’est continuer le combat des Chouhadas. «La souveraineté nationale pour laquelle notre peuple a consenti d’incommensurables sacrifices n’exige-t-elle pas de nous de réunir les conditions d’une économie productive et performante», a-t-il déclaré.
«Nous devons à nos chouhadas et à nos moudjahidines une Algérie respectée dans le concert des nations, parce que forte, prospère et dotée d’institutions légitimes et représentatives», dit-il en définitif.
 Focus

Bouteflika est mauvais. OK, et maintenant vous proposez quoi ? Par Abdou Semmar

Abdou-Semmar1
L’alternative. Voici un mot que très peu d’Algériens connaissent. L’alternative, un concept difficile à imaginer, à penser et à appliquer dans notre pays où les réactions épidermiques prennent toujours le pas sur la réflexion critique.

L’insulte, la moquerie, l’ironie, la plaisanterie, tout sauf l’analyse sérieuse et rationnelle. L’indignation généralisée, l’exaspération publique, tout sauf la mobilisation pour une cause bien définie avec un programme clair et écrit noir sur blanc. Le changement, en Algérie tout le monde le désire. Petits ou grands, jeunes ou adultes. Mais qui le pense ? Qui ose le concrétiser ? Qui ose l’incarner dans la réalité ? Qui ose sortir dans la rue pour convaincre les Algériens de réclamer ce changement tant désiré ?
Personne. Ou presque personne. Pourquoi ? Parce qu’en Algérie, il n’y qu’une rue et un pouvoir. Les feux se font face, s’opposent, se chamaillent et se réconcilient. Presqu’aucune passerelle n’existe entre la rue, la population et le Pouvoir, l’armée, l’Etat. Cette passerelle s’appelait naguère l’élite. Mais cette élite est démissionnaire. N’existe plus. Une infime partie d’entre elle subsiste encore. Socialement surtout et rarement intellectuellement. Cette petite élite n’a qu’un seul leitmotiv : le Non. Non à tout. Non à tout ce qui bouge. Non au 4e mandat. Non au pouvoir. Non à l’armée. Non au DRS. Et non au reste. Mais construit-on un autre pays avec un simple non verbal et colérique ?
Assurément non ! Les Algériens d’en bas, ceux qui souffrent de l’exclusion sociale, des maux sociaux, de la précarité, de l’injustice, la hogra et le sous-développement, ces Algériens qui vivent loin d’Alger et ses équipements publics, ont besoin de beaucoup plus qu’un non. Ces Algériens pour les rassembler dans les places publiques, les cours ou les rues, ont besoin de beaucoup plus qu’un simple non. Le non ne suffit pas à redonner de l’espoir, à recréer une dynamique dans une société anesthésiée par un régime aux facettes multiples, mais les unes aussi diaboliques que les autres.
Et ben oui, nous avons beaucoup besoin d’une autre chanson que le non populaire et stérile. Nous avons besoin d’un sérieux oui au changement. Un oui volontaire à la mobilisation et à la contestation utile. Un oui aux idées nouvelles, aux notions novatrices, un oui pour le courage d’enfreindre les règles du fatalisme défaitiste.
Cela passe nécessairement, et d’abord, par le rejet des feux facettes du régime algérien. S’opposer au 4e mandat sans remettre en cause le pouvoir d’influence de l’establishment militaire, est une niaiserie excentrique. S’opposer à Abdelaziz Bouteflika en épargnant les décideurs de l’ombre et la toute puissante sécuritaire du DRS, est une malhonnêteté impardonnable. S’opposer à une seule facette et ménager l’autre, ce n’est guère du changement. C’est uniquement de la reculade. Participer à une élection présidentielle pour se retirer ensuite par peur d’affronter le Président sortant est aussi un contre-sens politique. On craint quoi ? La fraude ? Que ces boycotteurs se retroussent les manches et investissent les places publiques pour dénoncer et condamner cette fraude. On craint quoi ? La partialité des médias ? Que ces opposants manifestent courageusement devant les sièges de l’ENTV, la maison de la presse et autres pour arracher leurs droits.
On craint quoi ? La répression policière ? Y-a-t-il un changement qui peut s’opérer par la dégustation d’un gâteau mielleux dans un salon de thé confortable ? On craint quoi ? L’émeute et l’incivisme ? Que ces partisans du changement partent à la rencontre de nos jeunes désœuvrés et frustrés pour leur inculquer les bases de la manifestation pacifique, les vertus de la contestation non-violente. On ne change jamais un pays en restant dans un bar à noyer sa colère dans un verre de whisky tout en diffusant des communiqués incendiaires. On ne change pas un pays en restant prier 5 fois par jours dans une moquée et en attendant que le grand Allah exauce nos vœux. On ne change pas un pays en disant non à tout, et en ne proposant rien en retour. Vous dites que Bouteflika est mauvais. Ok. Vous dites que vous valez mieux que lui. Vous dites que vous pouvez apporter beaucoup plus à l’Algérie que ce vieil homme. Mais alors prouvez-le ou taisez-vous à jamais…


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